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j'ai le remède à tous les maux (theo&apo)
Apollo-Jules Moreau
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Mar 11 Déc - 10:29

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Il était en ville. Le proprio du sex-shop l’avait payé pour ses deux dernières astreinte dans le Palais du Plaisir et du Sex, qu’il aurait pus s’appeler… Non, c’est « Bang Bang ! » de ses grandes lettres en néons qui clignotes d’un rose pâles dans la rue. Avec ce petit grésillement. Le truc bien… Sale. Y’a que des pervers qui viennent de toutes façons, mais ça va c’est en général calme. Enfin, le patron m’a quand même dit qu’il avait glissé un flingue sous la caisse, si jamais… je rencontrais d’autre… désagrément. J’ai faillis me faire violer dans cette boutique. Ouais, y’a des soirs comme ça. M’enfin, ça m’a pas plus échaudé que ça. Heureusement, j’avais le théières en forme de bite sous la main. Au pire, ça aurait été qu’un mauvais moment à passer. Ce serait pas la première fois. Enfin, ça fait longtemps maintenant. Et j’en ai vu d’autre un peu collant et lourd… C’est la vie. Des cons, y’en a partout. Et parfois… Je ne vaux pas mieux qu’eux alors. Je juge pas trop.

Il n’était pas rentré dormir. L’heure des after avait commencé, il devait bien rester quelques dealers dans les heures un peu étranges des boites de nuits où tout paraissait au ralenti, les gens ayant l’air de tenir simplement suspendu à des fils, attendant simplement que le temps passe et les conduisent jusqu’à Morphée. Un peu de poudre blanche et il était éveillé pour de nouvelles aventures. Enfin, il s’accordait une courte sieste au parc, allongé au milieu de l’herbe humide. Il en avait eu les os gelés avec cette rosée du matin, mais le soleil qui se levait était si chaud sur son visage. Il avait regardé le ciel, dessiné bien des choses dans les nuages et fermé les yeux pour sentir et écouter…

Après, il avait trainé en ville, errer ici et là, passé voir son père et sa grand-mère. Mais elle n’était pas là. Elle était dans son centre d’accompagnement psychologique. Cela faisait un moment maintenant… Il est un peu tout seul le padre en ce moment. Je devrais peut-être passé un peu plus. Oh, non ça va, y’a tonton Will. Le pote d’enfance de mon père. Un putain de voyou.

Il allait rentrer à l’appartement, puis passant devant sa boutique préférée de Donuts, il s’était dit que… Dix minutes plus tard, après avoir prit le temps de choisir de quoi étonner les papilles de Saki, la boite en main, il se rendait au cirque, à pied. Il avait déjà bien dépensée dans cette boutique de donuts, avait son loyer à payer et il pouvait bien économiser un taxi ou un bus… Il avait l’habitude de marcher.

Il toquait joyeusement à la roulotte et ouvrit la porte avec théâtralité. « Hey ! Saaa…. Lut… » s’apprêtait-il à dire Saki et il vit Théo, se rattrapant alors avec une salutation à la française. « T’es toute seule ??? Où... » dit-il en cachant la boite de gâteau derrière son dos et cherchant l'Asiatique des yeux. Et son regard s'arrêtait sur la rousse. Theo avait cet air abattue, les épaules affaissée. Tout était signe que quelque chose n’allait pas. Il perdit son sourire un instant, inquiet, pénétrant un peu plus dans l’habitat. Il fermait la porte derrière lui. Finalement… Il vint s’asseoir face à elle et déposait la boite de gâteau devant elle. « Crois le ou pas, le destin m'a envoyé ! ... J’ai exactement ce qu’il te faut ! Si t’as un peu de thé, ou une bonne bière fraiche, ça se mariera très bien. » lui dit-il avec un sourire. Il se penchait devant la boite, la tournait correctement devant Theo et soulevait doucement le couvercle. « Attend ! Attends !!! » Se reprenait-il brusquement, prenant la boite, lui tournant le dos, glissant un sachet de coke au milieu des donuts et refermait.

Il recommençait toute la mise en scène et relevait doucement le couvercle de la boite avec ses doigts habiles, comme si tout était automatisé. « Tadaaaa… » murmura t-il enjoué avec un sourire tendre.

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Théodora Blossom
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Mer 19 Déc - 10:59

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« Nous avons déjà eu cette conversation Théodora, vous ne pouvez plus demander sa garde, vous avez signé les papiers à sa naissance. L’excuse de la jeunesse ne prime pas sur la loi, je vais devoir vous le répéter combien de fois. Et les parents ne vont pas vous laisser faire ça aussi facilement. » Toujours, encore, toujours cette même rengaine, « tu ne peux pas » rien n’est impossible, les anges, les démons existent, mais tu ne peux pas récupérer ta fille ! C’est quoi ce monde de merde ? « Vous voulez, mais est ce que Misha le veut elle ? » Ca fait mal la vérité, ça fait toujours mal cette merde. Aujourd’hui tu vois beaucoup de choses différemment, pas de façon mauvaise, mais de façon peu optimiste. « Mademoiselle Blossom, quand bien même vous aviez les bons papiers, l’accord des parents et surtout celle de Misha, ou vivriez vous ? Dans le cirque ? Aucun juge des enfants de ce pays n’accepterait de confier une enfant à une artiste de cirque aux antécédents psychiatrique et j’en passe pour partir d’une famille respecter et intègre pour une roulotte que vous partagez avec une émigré asiatique…. Vous vous rendez compte de l’absurdité de la chose ? » Elle parle, elle bouge les lèvres, mais tu n’entends pas grand-chose, la descente après une dose est perturbante, tu vogues sur les eaux, tu planes comme une âme en paix, mais au fond, tu bouillonnes, tes yeux livides la fixent, mais c’est surtout le vide que tu regardes. Pourquoi tu ne peux pas avoir ce que tu veux ? Pourquoi le monde aime te voir crouler.

Sans un mot ton corps se redresse sous ses yeux ébahit qui te suivent comme les admirateurs au cabaret « ou allez vous ? Nous n’avons pas fini Thé….. » Son soupir en disait long, elle était dépitée par ta propre inutilité. Tu l’es toi-même mais quand ça vient des autres, c’est exaspérant. Tu as besoin de te vider l’esprit, de décompresser, de voir autre chose. Tout simplement oublier ce foutage de gueule, tu as sauvé ta fille, tu l’as sortie de ce cauchemar, mais personne ne te remercies en bon et dû forme. Saisissant ton téléphone, tu contactes ton passe-temps favoris, Alexeï, tu veux une bonne dose de red, ça te ferra peu être décroché pendant un ou deux jours. Et payer en nature t’aidera sûrement cette fois à t’enfoncer un peu plus dans le néant. Tu passes rapidement à la supérette pour acheter de quoi boire tranquillement à la roulotte, Saki ne sera pas là, car elle n’aura pas déserté son poste au Lost Paradise comme tu comptes bien le faire aujourd’hui. C’est pas dans ton humeur d’appeler comme la bonne petite employée que tu devrais être pour prévenir que tu ne viendras pas pour cause de défonce et plongé dans les bas-fonds de l’humanité. Un simple « ok » reçu sur ton téléphone commence déjà en t’ambiancer. Tu sais que ce n’est que vers le coucher du soleil que tu pourras voir cette tête qui te fait perdre ta culotte en un claquement de doigts, la fierté et la sagesse n’existe plus vraiment quand il passe le pas de la roulotte, tu lui obéisses presque au doigt et à l’œil pour qu’il laisse à son départ cette petite poche de pastilles blanches comme la neige. Ton corps, ton sang, tes gestes, ton temps, ton argent, il prenait tout sans faire de différence, ni de pitié.

La femme objet n’est pas un mythe quand tu es dans ses bras, si l’alcool et l’asservissement n’était pas là dieu seul sait que tu pourrais vomir en te voyant ainsi. La pudeur, la gêne, la discrétion n’avait pas lieu d’être, tu te découvres de nouvelles capacités à chacun de ses passages, c’est terrifiant, de s’imaginer ce que cela donnerait s’il était tous les jours-là. Il ne vaut mieux ne pas se l’imaginer, ce serait sûrement immonde. Enfin le soleil qui se lève et il te laisse à ton sort et ta solitude en jetant comme un paiement sale le petit sachet transparent avec cinq doses de Red à l’intérieur, aucun mot, il en à jamais eu besoin. Allongés sur le sofa à l’entrée, tes yeux le suivent du regard, mais ton corps n’arrive pas lui à se bouger pour le moment, ce n’est pas tant de l’épuisement qui te pèse, mais une honte que tu n’arrives jamais à décoller de ta peau quand il quitte la roulotte. Passant tes doigts sur ta cuisse tu sens les deux morsures à vif encore, frais au point que le sang continue à ruisseler. Même si c’est douloureux, tu ne peux pas lui dire non. Tu n’y arrives pas, et si tu veux ce pour quoi, il est venu, tu dois simplement subir… Bien qu’à force, un certain plaisir commence à en ressortir à la longue. Comme quoi même le sang d’un déchet humain à de la valeur pour un vampire. Glissant comme un drap vers la petite table, tu poses une main par terre et attrapes le sachet de l’autre, revenant rapidement sur le canapé, tu t’allonges les jambes en l’air tête au bord de l’assise avant de gober une première pastille accompagnée d’une gorgée de tequila à même la bouteille que tu as orné d’une paille rose bonbon pour faciliter l’ingurgitation dans cette position.

Fermant les yeux tu attends que les effets du bonbon à la rose commencent à faire son travail sur ton esprit, ton corps, un morceau de sopalin imbibé d’alcool que tu as ramassé en train de trainer sur le sol pour appuyer sur les deux morsures un brûlantes. Un long soupire gras s’échappe de tes lèvres. Le calme se fait petit à petit, le cirque n’est pas encore arrivé, et Saki ne rentrera que dans quelques heures. Surement pour te faire la moral et te demander des comptes pour cette absence, mais là rien n’avait d’importance, rien n’avait de sens, rien ne pouvait t’emmerder. Sauf…. Lui. Une tête de con qui vous colle pire qu’une MST, tu ouvres subitement les yeux, et ce que tu vois, même la tête à l’envers sur le bord du sofa ne t’échappe pas, Juliette. Jules, Apollo, Apollo-Jules, bref, un gamin qui n’a pas eu de chance déjà par son prénom. « Putain…. » Grommèles-tu alors que tu vas vite reprendre le sachet de drogue pour le mettre sous le coussin du sofa, pas par peur qu’il le voit et te juge, non qu’il le voit et puisse t’en prendre. T’as pas vécu tout ça cette nuit pour qu’on te choppe une seule miette de ton achat. « Ça se voit non…. » Évidemment que t’es seule. Et t’aurais bien voulu le rester tien. Et bien évidemment numéro deux, il trouve rien de mieux que de finir son entrée et se poser en face de toi. Tu as envie de le pourrir, mais il s’exprime avant toi. Sa boite rose est reconnaissable parmi des centaines, des donut, ce n'est pas la première fois qu’il se ramène avec ses douceurs. Te redressant, tu laisses tomber tes jambes sur l’assise avant de t’asseoir à l’endroit et passer une main dans tes cheveux. Tu l’écoutes à demi là continuant à bouger machinalement. Saisissant le paquet de clopes qui traîne par terre, tu remercies dieu d’avoir laissé une dernière cigarette à l’intérieur. Sa mise en scène t’aurait clairement mis un petit sourire sur les lèvres en temps normal, mais là, c’est compliqué. Non seulement, tu as la rage qui bouillonne en toi à cause de rendez-vous merdique, mais qui plus est, tu as la rage de te voir agir à l’encontre de ce que tu souhaites montrer aux autres.

Tu veux récupérer ta fille, mais tu continues à faire de la merde dans toutes les actions de ton quotidien, la nuit passé en est un très beau tableau représentatif. Tu ne veux pas que les autres te traitent de sous-merde, mais pourtant, tu leur prouves par A + B que tu es exactement ce qu’ils s’imaginent. Tu fixes les donut, tu captes même le petit sachet de coke au milieu comme une bougie sur le gâteau, mais aucune émotion n’en ressort. Par automatisme, tes mains farfouillent le sofa, entre les coussins pour trouver de quoi allumer ta clope, tu te lèves alors vacillante, tu te rattrapes au mur en bois de la roulotte et pousse tes vêtements au sol, faut, il dire que tu es encore en sous-vêtements ? Tu n’en à pas-grand-chose à faire, au moins cette fois t’es pas à poils. Il fait des efforts, mais tu n’es pas en grâce de les recevoir en ce petit matin. « T’as Saki chérie est pas encore rentrée, tu peux laisser les donut, je ne vais pas y toucher » froidement, cassante, agaçante. Presque jalouse, pourquoi personne ne fait ça pour toi d’ailleurs ? Un type débarque chez toi, ce n’est pas pour t’offrir des donut, mais pour se soulager et te pomper le sang. D’ailleurs comme une vielle habituée, tu ouvres au passage la pharmacie, placard à alcool, pour en sortir des pansements et du désinfectant. Impossible de remettre la main sur ton briquet. Tu as la flemme de chercher et décides d’utiliser sa présence pour quelque chose de constructif « t’as du feu sur toi ? » Question conne, mais pas le temps de réfléchir et pas l’envie.

Revenant, tu te poses de nouveau en face de lui une jambe calée sur son genou, tu inspectes comme un docteur face à la plus grosse intervention de sa vie les marques sur tes tatouages à l’intérieur de ta cuisse, l’artère fémorale, c’est aussi abondant que la carotide, mais il trouve ça beaucoup plus érotique d’après ce que tu as compris. Tu ouvres alors la petite bouteille de désinfectant et lui tend les pansements « rend toi utiles et ouvres les » faisant couler liquide, tu reprends le sopalin et essuies le contour avant de lui prendre, lui arracher les pansements des doigts et les coller sur les traces de son passage. Silencieux et peu causant, il a dû comprendre au premier regard que ce n’est pas ton jour. Tu approches alors ton visage la clope au bec pour qu’il veuille bien l’allumer de son briquet.
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Apollo-Jules Moreau
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Mer 19 Déc - 21:23

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Apollo n’avait même pas réagis au grognement de Theo. Il pensait qu’elle devait seulement avoir la gueule de bois et que son entrée un peu trop enjoué lui avait fait mal jusqu’aux cheveux… Il entrait, demandant plus d’information, cherchant Saki et tout ce qu’il trouvait c’était Theo dans un sale état. Il eut une légère grimace et vint s’asseoir face à elle pour lui offrir généreusement des douceurs pleines de sucres et bien grasses pour faire passer tout les malheurs. Il prit son temps pour faire planer le mystère, parlant de sa venue comme s’il était un Messie qui avait entendu ses malheurs. « Un sixième sens ! J’ai su que t’allais pas, alors je suis venu là pour te soutenir… » complètement faux, il était venu pour Saki à la base. Pas qu’il ne voulait pas voir Theo, juste que ces derniers temps, il n’avait pas trop eu l’occasion d’être seule avec sa petite contorsionniste préférée… Il aimait bien avoir ses temps où elle n’était rien qu’à lui de temps en temps. C’était pareil avec Theo et il fallait croire que cette fois, cela devait être Theo.

Il glissait son sachet de coke dans les donuts, arrêtant alors la révélation de sa surprise à mi-chemin. Il recommençait, armé de son sourire candide et heureux d’un rien. Elle n’eut aucune réaction, et se levait mollement, les mains tripoteuses cherchant en vain quelque chose. Apollo l’observait sans un mot, la mine d’un enfant déçu. Elle l’envoyait balader avec Saki. « Je peux très bien l’attendre ici et profiter un peu de toi… » répondit-il sur le ton de l’innocence, mais plutôt mauvais. « C’est bon, je lui en reprendrais… Je les ai pas pris spécialement pour elle, je voulais passé la voir, j’ai vu la boutique de Donuts et j’en ai acheté, j’avais une envie… Je peux bien les partager avec toi. T’as l’air d’en avoir besoin, je t’assure. » avait-il finit en hochant la tête et lui sourit tendrement.

Elle revenait vers lui, venant allongée sa jambes sur son genoux. Il se laissait faire, pas non-plus gêné du manque de pudeur de Theo. Ils étaient bien au-dessus de ça, vu les merdes qu’ils étaient. La marque sur sa cuisse lui sautait aux yeux et il avait très bien compris. Il avait l’air de la juger du regard, mais ce n’était pas vraiment ça. Une sorte d’arrière gout de pitié, mais ce qu’il savait surtout, c’est que ça n’allait pas trop. Il attrapait le pansement et l’ouvrait, lui aussi, trop habitué à devoir utilisé tout ça. Et ce depuis ma plus tendre enfance. Je me suis tellement fait mal et je continue… Il attendit qu’elle essuie et lui donnait le tout qu’elle posait et laissait sur l’intérieur de sa cuisses. Apollo posait une main dessus lorsqu’elle eut finit, une marque d’affection, sa façon de partager sa compassion. « Si t’as besoin de thune pour ça, dis moi je vais en trouver… » C’était facile, il trouverait un truc à voler et revendre ou piquerait dans la caisse du Sex-shop, ferait les poches des gens, … Comme ses parents, il était très inventif pour trouver de l’argent malgré sa vie précaire. « Et si tu veux, pour pas te sentir redevable tu peux aussi coucher avec moi... » lui proposait-il avec un petit sourire mutin.

Elle se penchait pour qu’il lui allume sa clope. Un rapide sourire de lutin et il donnait une pichenette sur la cigarette qui vola un peu plus loin. Il ricanait comme un gamin et cherchait alors son briquet, enfonçant ses mains au fond de ses poches. Il se levait brusquement, enjambant la table basse, attrapait un donuts au passage et vint se jeter dans le canapé à côté de Theo. Il allumait le briquet, le tendant vers la rousse tout en mordant dans sa pâtisserie ; il lui faisait quand même la galanterie de lui tendre la flamme. « Tu l’as pris quand ? » Lui demandait-il, comme il aurait pu lui demander la date de ses dernières règles.

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Théodora Blossom
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Lun 24 Déc - 12:35

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Ce petit homme est trop, dans tous les sens du terme. Tu le regardes caresser ta blessure, un frisson et un soupire s’empare de toi avant que tu ne rejettes un regard sur le petit brun. Tu viens te saisir de sa main, fermement avant d’être un tantinet plus douce. La serrant dans la tienne, tu la sors doucement comme honteuse. Pour une fois. « Ce n'est pas de la tune que j’ai besoin, c’est d’une autre vie… Tu peux m’offrir une autre vie ? » Tu vois ta cigarette voler comme une balle et la regarde mollement tomber par terre comme la faim sur le monde, il est sérieux ? Il veut jouer alors que tu n'as pas la tête à ça. « Mon petit gars…. Ramasse-moi ma clope avant que tu, je fasse bouffer la table basse… » Une voix monotone, froide et presque angélique sur la fin, tu le fixes en le dévorant du regard. Il a intérêt à se bouger le cul s’il ne veut pas se voir manger le coin de la table « Un….. Deux…… » Comme avec les enfants, tu lui mets un compte à rebours arrivé à trois, la sentence tombera. En attendant qu’il s’active, tu ouvres d’un geste brusque la boite de gâteau avant de regarder le choix, tu en prends deux, et les renifles. Jaugeant l’un l’autre, tu croques dans l’un d’eux. ERRKKKK crème au café !! Tu recraches dans ta main et mets la bouillit sur le coin de la boite avant de laisser retomber celui que tu as à croqué sur la table.

« Je croyais que j’avais besoin de rien pour te retrouver à poils dans mon lit ? Tu deviens cher Juliette…. »
Tu lèches avidement le sucre glace qui saupoudre le donut une faim de loup se réveille en toi. Non seulement il à vidé ton énergie, mais il s’est vidé lui-même. T’as envie de prendre une douche, mais trop la flemme. La bouche pleine, tu le fixes subitement « poufquoi t’en veux ? » Subtilement, tu zieutes le coussin où il s’est avachi. C’était dans son dos, le résultat de ton dur labeur se trouves sous ses fesses. Les lèvres blanches par le sucre glace, tu reprends un autre donut, morfales, il va bien devoir acheter une autre boite pour Saki. « Crois-moi, j’aurais sincèrement voulu m’envoyer en l’air pour simplement penser à autre chose, mais j’en avais besoin…. J’ai passé une journée de merde dans cette vie déjà merdique » tu te redresses subitement et le pointe du doigt « je ne peux même pas me foutre en l’air puis que même ça, on me le refuse !! » On ne te le refuse pas, pas tant que tu n’aies pas mis les pieds dans le manoir familiale. « Tu sais que plus j’essais d’être quelqu’un de présentable plus je m’enfonce dans ma propre merde ? » Tu lui agites le baigner plein de sucre devant lui faisant le tour de la table, le Red commence à faire effet, des mouvements éradiques et beaucoup plus brusque que d’habitude. « Cte pétasse mal baiser, c’est permise de dire que sa saleté de famille d’adoption serait mieux gérer MA FILLE que moi ! Elle sait que j’ai fait un allé directe dans l’autre monde pour sauver le cul de ma blonde !? Elle sait que c’est parents, si merveilleux savait même pas ce qu’elle avait, elle sait que ça blondasse de mère avec un balai dans le cul ne connaît rien au don de MA FILLE » mélangez l’alcool, le Red, la colère et du sucre et vous avez une Théo sous pression.

« Tu sais quoi, je vais …..je….. je vais pisser je reviens » lamentable, mais tellement toi, tu lui prends la boite de donut en prend deux autres, et te diriges vers les toilettes, oui oui tu continues à bouffer même sur le chemin des chiottes et en deux bouchées tu avales presque sans mâcher les douceurs avant d’ouvrir la porte et te poser sur le trône d’émail pour uriner, la porte ? Elle reste ouverte ! Quoi il a déjà quelqu’un pisser dans sa vie quand même « je peux même pas avoir un travail constructif, pour me payer un appart ! » Non, c’est surtout que tu ne peux et ne sais pas gérer ton argent pour payer un loyer mensuel. Entre les orgies de bouffe, de soirées et de drogue, tu tires le diable par la queue les fins de mois, c’est la seule solution pour éviter de les voir H24. Eux. Les autres. Ayant fini, avec une grâce de camionneurs, tu renfiles ta culotte et ressort avant de te fixer un regard presque vide sur ton invité « Je suis une mauvaise mère ? » Ta voix avait changé, brusquement, vacillante, triste, presque inaudible si on ne tend pas l’oreille tes yeux s’embrument et ne deviennent brillant pas par une joie immense, mais au contraire, tu as envie d’exploser en pleurant et tout balancer. « Sous l’oreiller, prends le sachet, viens, on va dehors » tu passes du coq à l’âne, c’est peu dire, faut arriver à te suivre, tu prends la première choque qui passe sous la main, un kimono qui appartient à Saki, rouge sang avec un éclaté de fleur de lotus bleu dessus, tu le mets juste sur toi s’en prendre la peine de le fermer « la boite » comme une marâtre qui ordonne à cendrillon de la suivre.

Tu ouvres d’un coup sec la porte et descends les escaliers deux par deux et te diriges vers l’arrière de la caravane, une espèce de petit coin d’eau décoratif naturel « je dois me laver…. J’ai encore cette odeur sur la peau » cette odeur, tu la ressens à chaque fois qu’un homme te touche, son odeur, Max. Comme si depuis ce jour, tu as l’impression qu’il t’a marqué le corps pour que jamais tu ne l’oublies. Tu laisses tomber le kimono sur l’herbe en revenant vers lui pour lui prendre un autre donut, tu dois en être à quatre ou cinq là, tirant la langue, tu lui montres d’un coup d’œil le sachet de Red que tu lui as intimement demandé de prendre, les mains occupées par les baigner, tu le mets à contribution pour qu’il t’en donne un second à présent.
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Apollo-Jules Moreau
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Lun 24 Déc - 18:29

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« Hm, moi aussi je la cherche… Dès que je trouve, je t’emmène avec moi. » parlait-il pour une nouvelle vie, lui offrant un sourire en biais. Elle avait posé sa main sur la sienne et l’avait retiré après avoir apprécier son geste de compassion. Elle lui demandait du feu pour sa cigarette et tel un enfant, il la fit voler dans la pièce d’un simple tacle du doigt. Léger et innocent. Sans force, sans amusement, elle lui ordonnait d’aller la chercher. Comme un enfant, alors elle le traitait comme tel, commençant le décompte avant la punition. Apollo sourit à s’en mordre la lèvre et détala juste avant le trois, se jetant par terre pour la récupérer et la brandir en l’air. Non, il ne mériterait pas sa punition, il s’était exécuté juste à temps. Il la lui lançait, pas pour qu’elle la rattrape simplement dans sa direction. Pleine tête.

Se levant sur ses hautes jambes, il attrapait un donuts dans la boite, grimaça en voyant le mâchouilli qu’elle avait laissé dans un coin. Il se laissait lourdement tomber dans le canapé à côté de sa rousse préférée. Elle était toujours aussi morne, pas une lueur qui brillait dans ses yeux malgré la flamme qu’il tendait pour allumer sa cigarette. Elle n’avait pas levé ses yeux sur lui, mais Apollo lui eut tout le temps de voir la morosité dans cette expression de Van Gogh que ses traits dessinaient sur son visage. « Bah c’est toi qui insiste pour coucher et obtenir quelque chose… Moi je cherche juste une excuse pour me mettre tout nu dans ton lit… » lui répliquait-il avec un petit sourire taquin, passant un bras autour de ses épaules, collé à elle.

Apollo voulait savoir quand elle en avait prit, pas combien, ni quoi… Il secouait la tête quand elle lui répondit sur la défensive, pensant simplement qu’il voulait lui en prendre, son si précieux butin, celui qui lui avait fait écarté les cuisses ce matin là. « Non, j’veux simplement savoir. » lui répondit-il un peu froid. Le brun la laissait glisser le long de son bras quand elle bondit sur pieds. Il écarquilla les yeux devant son doigt menaçant et récupérait le donuts au café sur la table sans oser la quitter des yeux.

Il l’écoutait en dévorant sa pâtisserie, l’air complètement intrigué, peut-être un peu trop. Le temps qu’il comprenne… Puis il saisit très vite de quoi elle parlait. Un tic nerveux au coin de sa bouche, il avait baissé les yeux un moment. Ce qu’elle racontait, ça lui serrait l’estomac, faisant écho à ce qu’il avait pu vivre, mais de l’autre côté… Theo voulait récupérer sa fille. Elle se battait pour ça, mais ce n’était pas assez. Après, suffisait de la voir là en cet instant… Impossible, ça ne marchait pas pour la société. Elle pouvait l’aimer avec tout l’amour du monde, mais ce n’était pas suffisant. Il y en a à qui cela ne donnait pas des ailes pour améliorer sa situation. Apollo ne jugeait pas, c’était un fait, comme ses parents. Ils ont changés, mais c’est encore loin d’être ça.

Elle était partie pisser la porte ouverte, ce qui ne dérangeait pas A.-J., trop habitué avec elle, et pas plus pudique non-plus. Il l’écoutait tranquillement et cette question, ce regard humide. Il lui avait fendu le coeur. Il lui fit un sourire timide et lui fit signe d’approcher, mais elle restait à distance. Comme toujours. Sa pudeur, elle ne l’avait pas pour pisser, mais pour ce qu’elle avait dans sur le coeur…

« J’en sais rien… Tu te bats pour elle, tu pense que c’est une mauvaise chose ? Moi j’aimais savoir que mon père se battait pour me garder auprès de lui, pour toujours… » dit-il presque avec nostalgie. C’est vrai qu’ils avaient grandits et son père commençait à être fatigué d’avoir tant encaisser et ce toute sa vie. « Non ? Tu ne penses pas ? » Voulait-il seulement la rassuré. « Bon, peut-être que de la laisser dans une famille qui lui donnera une vie, pas le nez dans la merde, c’est un choix difficile mais le meilleur à faire. Celui qui ferait de toi une bonne mère ? Mais… Tu l’abandonne. La réponse est un peu compliquée à donner… » fit-il mine de réfléchir sérieusement. « Moi, ce dont je suis sûr, c’est que j’aurais voulu échangé mes parents avec rien au monde à ce jour. Aussi minable et merdique qu’ils étaient, car je sais qu’ils m’aimaient. Cela me suffisait… » lui partageait-il son avis. « Je te confierai ma vie tu sais… » rajoutait-il, pour finir de mettre du baume à son coeur et son égo. Or, il était on ne peut plus sincère.

La femme sans grâce, la femme brisée et voilà l’autoritaire, celle pleine de rage. Elle avait besoin de retirer cette odeur qui lui marquait la peau, elle n’arrivait pas à réfléchir autrement. Des gestes et des paroles simples, les informations importantes et elle sortait. Apollo s’était précipité pour prendre, un sourire déçu le sachet plein de son Redstar et pas un petit, s’emparait de la boite et la suivait. Pour elle, là maintenant, il pouvait bien jouer ses Cendrillon.

Son kimono glissait sur la vulgarité de son attitude et son corps, tâché, tatouée, marqué. La débauche qui respiraient par tout ses pores, mais Apollo, lui il trouvait ça si sexy chez elle. Il la dévisageait, la drogue dans une main, les donuts dans l’autre. Il la trouvait simplement sublime. Pas seulement son corps, tout ce qu’elle était.

Theo ne perdit pas de temps pour reprendre une de ses pilules de sang. Il levait les yeux au ciel et s’agenouillait pour poser la boite de donuts, piochait dans le sachet de Redstar et avançait jusqu’à elle en restant sur ses genoux.

Il tirait la langue pour poser la capsule dessus, fermant lentement sa bouche. Il attrapait Theo par la mâchoire, la rapprochait de lui pour lui donner sa drogue dans un baiser. Il lui sourit et la laissait avaler avant de la pousser gentiment dans la flotte, lentement, qu’elle le voit venir et qu’elle se laisse abandonner. Elle en avait besoin, et il la veillerait le temps de son trip. Il retirait seulement son pantalon et sa veste, car elles avaient les poches pleines et vint s’asseoir au bord, trempant ses pieds.

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Mar 25 Déc - 18:51

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Tu restes figée, amorphe, choquée, dans ta tête sa dernière phrase passée en boucle. Il te laisserait sa propre vie entre tes mains . C’est de la folie ou alors il est le seul à croire en toi, un frisson parcourt toute ton échine, au point que tes poils s’irisent. Tu sens ton cœur battre la chamade, il semble savoir ce qu’il dit, c’est pour ça que tu ne te passeras pas de lui. Même si tu le rejettes par moments tu veux le garder auprès de toi, il n'est pas si différent que toi. Au contraire vous êtes peu être les seuls à vous comprendre sans vous parler, deux reclus de la société qui savent ce qu’ils valent. Tu approches doucement et poses une main sur sa joue, ton pouce caresse tendrement sa peau avant de dessiner ses lèvres, un regard bienveillant, un regard brisé, perdu, demandeur, chaleureux. Tu as besoin d’être entourée, même si tu es loin d’être douée pour parler de sentiment. Parler de ce que tu as sur le cœur, dire « je t’aime » c’est très compliqué chez toi, tu aimes les gens en les persécutant de ta présence et de ta possessivité. Tu as trente ans et personne n’a eu le droit à une explosion de sentiment. « je te décevrai pas… » comme un secret entre vous seulement.

Tu plisses les yeux alors qu’il s’apprête à te rendre ce que tu lui as demandé, une seconde dose, une seconde pastille. Mais d’une façon qui ne fait qu’attiser ton envie de chaire, il veut jouer, il va être servi. Tu le laisses avancer, sentir ses mains sur ton visage pour guider un échange particulier. Un échange de bon procédé, tu n’en reste pas timide pour autant, venant caresser sa langue non seulement pour voler la pastille mais pour le faire gentiment comprendre que tu n’es pas une passive. Mordillant sa lèvre inférieure en te retirant tu souris et laisses échapper un rire espiègle. Celui-là tu ne le changerais pour rien au monde, en reculant tu te laisses tomber comme une feuille morte dans l’eau froide, pas glacée, Juste froide. Ça te paralyse quelques secondes le corps, le cœur, la pensé, c’est comme une béatitude que tu recherches depuis longtemps comme si tout t’est sens avaient été parasités, coupés à l’instant ou le froid s'est déchargé dans tout ton corps. Ce n’est que dans cette fraction de seconde que tu te souviens de ses mots, ses paroles, son avis sur ta personne et le but que tu essaies d’atteindre, coulant presque tu restes les yeux ouverts à regarder les pénibles lumières qui essaient de s’infiltrer à travers l’eau. Tu le vois, tu le ressens, pas loin, les mouvements de ses pieds dans l’eau font aller et venir l’eau sous ta peau, sous tes cheveux.

Remontant tu laisses couler tes cheveux couleur rouille en arrière alors que tu soupires grassement sur l’eau fermant les yeux pour reprendre le peu d’esprit qu’il te reste avant de te laisser submerger par les effets du Red. « J’aurais le dernier mot… quoi qu’il arrive. » Tu le fixes comme une cible à abattre et te relèves comme une fury pour lui attraper les pieds et le tirer vers toi sauvagement, mais réellement, il a de la chance s’il ne sort pas sans un bleu de cette soirée. Déjà que tu n’es pas la plus douce des femmes, maintenant que le Red fait effet tu as la drogue violente. Le faisant tomber dans la pataugeoire à canard tu restes au-dessus de lui un moment en le fixant avant de se poser tout contre en le prenant dans tes bras comme une peluche que tu avais longtemps perdu. « Heureusement que vous êtes là … » lui, Saki, le cirque, les gens du cabaret. Au moins tu es bien entourée, c’est ce que tu t’évertues à croire. Caressant sa tête comme un doudou tu le plaques contre ta poitrine avec une force qui te caractérise bien. Comme un petit garçon qui a demandé à être consolé tu lui poses un baiser sur le front avant de le lâcher et repartir vers le bord. T’arrêtant sur la bordure tu commences à défaire … Enfin tu te bats plutôt avec l’attache de ton soutif pour l’enlever, agacée tu finis par passer les bras hors des bretelles et le faire voler comme un chemisier par la tête. Pas le temps ni le courage de te prendre la tête avec genre de détail. La culotte aussi y passe volant dans les airs pour s’éclater sur la pelouse plus loin.

Et là, machinalement, tu commences à te laver, sans savon mais tu frottes tes bras, ta nuque, sous les bras. Une mélodie en tête dos a celui que tu as kidnappé. Il pouvait clairement voir la cicatrice que tu as ramenée de « l’autre monde » quand tu es allée chercher Misha, enfin son corps astral là-bas. Une cicatrice profonde que même les tatouages n’ont pas réussie à combler ou cacher. « J’ai faim resté des donuts ? » l’eau c’est bien mais de l’eau propre se serait mieux non . Boarf, tu’es plus à son prêt. Au même moment un Circassien passe avec son chien un peu ahurit mais pas tant que ça. Celui-ci salut, et tu lui réponds en choeur «  salut Bill ! » son petit sourire et entre l’amusement et le plaisir mal dissimulé de voir une femme nue dans la nature. Ton problème de drogue n’est pas un secret, tu as fini par te faire connaitre pour tes addictions, mais ce qui est bien dans le monde du cirque c’est que personne n’est blanc. Enfin sauf les deux troufions du nord qui sont venu comme des poils dans la soupe, les jumeaux chichis pompon de Norvège. Eux tu leur donnes le bon Dieu sans confessions. Soudainement en y pensant tu te retournes vivement vers Jules et lui prend les épaules « Et si je me tire dans un autre pays en la prenant avec moi ? » tu le regardes avec des yeux grands ouverts, montrant des pupilles dilatées comme une pucelle de dessin animé devant une forêt des merveilles « au Mexique, personne n'ira me chercher au Mexique ! » retenant ta respiration tu redescends d’un étage avant de le lâcher « j’ai froid… AJ » ouais les aléas du Red, tu passes par des centaines de sensations, comme celle de perdre pied, en regardant l’eau ton souffle s’accélère, tu te crispes avant de trembler comme une feuille de tout ton long.
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Apollo-Jules Moreau
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Mar 25 Déc - 21:10

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Je posais un baiser sur sa main et reportait mes yeux dans les siens, avec un sourire confiant. Bien sûr qu’elle me décevra pas, elle ne peut pas. Je ne suis pas mieux. On touche déjà le fond qu’on ne peut pas faire pire, non ? Quoiqu’elle fasse pour moi, je ne serais pas déçue.

Même si c’était malsain, pour échanger qu’un poison et qu’ils savaient que ces choses les détruisaient et les gardaient dans leur vie misérable, Apollo eut un grand sourire quand Theo était venu chercher son Redstar de sa langue lascive et ses dents taquine. Il l’admirait alors qu’elle se détachait de lui, amusé. A croire que c’était lui qui avait prit les drogues. Il en avait tellement dans le sang, et des ombres dans la tête qu’il était constamment stone, dans un autre monde. Tout lui arrivait d’une façon déformée, ne voyant que les belles choses là où on ne devrait pas les voir ou qu’on ne les soupçonnent pas.

Une main leste, mais qui la poussait dans l’eau et elle se laissait tomber, la fraicheur de l’eau la mordant un instant. Ce n’était qu’un mouvement d’épaule qui se resserre lorsqu’on son dos rencontra l’eau. Lui, il l’avait vu. Plongeant ses pieds, c’est vrai que l’eau n’était pas si chaude mais il y avait pire. Il balançait doucement ses jambes, créant des ondulations qui berçait la sirène de rouille, aimant sentir ses membres porté par l’eau. La nuit avait été longue et il était venu du centre ville jusqu’ici à pieds. Puis Theo était arrivée tel un requin, les mains sur ses chevilles et elle le tirait dans l’eau. Apollo se cognait légèrement le coude sur le bord, mais rien de grave. Il avait vécu pire, surtout avec elle. Il lui avait fait vivre pire aussi.

La tête sous l’eau, il tentait de se relever, les cheveux encore collés au visage qu’il était coincé, assis au fond de la pataugeoire. Il n’avait pas peur et levait la tête pour la voir, juste au-dessus de lui. Il attendait et se laissait embarqué. Il n’allait pas l’arrêter dans son élan avant de savoir ce qui allait lui traverser la tête. Tant mieux, le voilà enlacé et il appréciait. Ouais enfin là… « uuuu m’é-ouuufffffeuh… » dit-il le son calfeutré par la poitrine de Theo. Il se dégageait pour se redresser un peu et venait la ramener contre lui. Appuyé sur sur une main, il venait porter l’autre à son dos pour tracer la douce courbe de sa colonne, puis ensuite sur sa tête, la gardant contre lui pour lui donner le sentiment de pouvoir la protéger de tout rien que quelques secondes. Le sentiment…l’illusion. « Et toi aussi. Tu fais partie de cette grande famille. Vous, c’est toi aussi. » pour Apollo c’était le cas tout du moins. C’était une famille pour lui et Theo en était l’un des piliers. C’était grâce à elle qu’il s’était fait adopté, car elle l’avait fait la première. Perdu dans ses pensées, il avait retirer sa patte aux longs doigts de sa rousseur pour venir lui caresser la joue du dos de la main avec tendresse, la tête par-dessus la sienne.

Elle se retirait pour aller se laver un peu de ses peines et ses hontes. Son estomac lui, n’avait pas perdu le nord et réclamait des donuts. « [color=teal]Oui. » répondit-il simplement, il en restait et il jeta un long regard à la boite dans l’herbe. Juste assez loin pour l’obliger à sortir de l’eau. Alors oui mais non. Pas envie. « La flemme... » avait-il marmonné pour lui même. Il préférait de loin apprécier les courbe de son corps et surtout ses tâches de rousseurs. Sa cicatrice, il ne se focalisait plus là-dessus.Elle faisait partie d’elle pour Apollo, de ce qu’elle a vécu et qu’elle en avait chier. Cela lui inspira les paroles d’une chanson qu’il avait entendu et qu’il ne peut s’empêcher de partager à Theo. En hommage !

« Oh, ma Luna c'est toi qu'je veux, c'est toi qu'je veux
Tu fais jamais d'chichis et pour moi, t'en as chié
Oh, ma Luna c'est toi qu'je veux
J'te veux que toi, bah ouais qu'j'te veux
Oh, ma Luna c'est toi qu'je veux, c'est toi qu'je veux…
».


C’était presque une sérénade. Il allait continué, mais voilà que Bill passait par là et le coupait en pleine déclaration avec la grande classe dont il savait faire preuve. Il sourit devant l’air un peu ahuri de trouver Theo à poil dans sa marre au canard. Il le savait, il y avait de tout ici, mais le vieux il s’y faisait pas. C’était toujours intimidant et il pouvait bien comprendre, Theo avait un corps à faire rougir. Apollo sursautait quand son amie l’attrapait, annonçant qu’elle se barrait au Mexique après avoir kidnappé sa fille. Il avait regardé l’air tellement gêné de Bill s’éloigné plus loin entre les caravanes.

Il était entrain de réfléchir à son idée très sérieusement et la prenait machinalement dans ses bras et la frictionnait pour la réchauffer. « Tu veux sortir ? » lui demandait-il et finalement son idée de partir… « Choisi plutôt l’Irak, là on ira jamais te chercher, c’est sûr… Par contre, je ne sais pas si ta fille aimera vraiment les paysages là-bas. » dit-il avec un petit sourire taquin. « Avant d’opter pour le Mexique, tu sais… Je pense que tu devrais passer un jour avec moi discuter un peu avec mon père avant… Qui sait ? » Lui conseillait-il, pensant que son père avait peut-être des combines pour voir les choses changer. C’est qu’il les avait connu lui et qu’il avait une très bonne mémoire. Administrativement et toutes les rencontres avec les assistances sociales, les juges, les centres et ses familles d’accueil, rien ne lui avait échappé. Il se rappelait de tout au moindre détail. « Il doit avoir quelques tuyaux. Moi, j’ai pas envie d’aller au Mexique… » parce qu’il n’avait pas envie d’imaginer sa vie sans elle pour le moment. « Et ça va être compliqué d’amener tout le monde. Enfin, le cirque. » dit-il avec une moue d’enfant bien innocent. Il esquissait ensuite un sourire un peu plus canrassier. « On va les battre, t’inquiète pas. T’es pas seule, t’es déterminée et rien que pour le plaisir de leur faire un bon gros doigt d’honneur dans leur petit cul de coincé du slip… Un plan en béton, à la Casa De Papel... Ils vont rien comprendre... » lui murmurait-il, la voix suave avant de ricaner légèrement.

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Théodora Blossom
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Le froid te grignote petit bout par petit bout. Tu commences à sentir tes oreilles et tes orteils disparaissent, comme si ces petites choses disparaissaient de ton corps. Le froid monte sur tes jambes et l’eau refroidit ton corps comme si un glaçon géant te mangeait le corps. Une petite étincelle de chaleur diffuse réussit à percer ta chaire. La chaleur humaine d’un jeune homme aussi paumé que toi. Ça t’apaises, un sentiment de bien-être que tu ne ressens que très rarement. Un genre de présence salvatrice qui t’inspire une fausse sécurité illusoire. Une envie d’y croire, une envie de croire que rien ne peux t’atteindre à ce moment précis. Tu fermes les yeux une fraction de seconde bercée par ses paroles réconfortantes. Toi aussi, tu fais partie de ce cirque, tu le sais, mais tu as toujours ce doute qui persiste, ce doute qui t’interdis d’aimer profondément quelque chose sans avoir cette peur d’être abimée, aimer à grande échelle, cette peur que tu as quand tu te pointe devant le collègue de ta fille en sachant pertinemment qu’elle ne pourra jamais t’appartenir. Et que tu ne pourras jamais lui donner ce sentiment de famille et d’amour que sa famille d’adoption lui donne. On te la pas appris, on ne t’a pas montré comment faire. Aimer sans blesser, c’est du non-sens pour toi. Quand on sait que depuis petite, on te persécute l’esprit pour « suivre » la tradition. Parasité par le froid et les milliers de questions qui s’enchaînent dans ton cerveau, tu lèves les yeux vers son cou, la tête sous la sienne, tu profites de cette étreinte pour remonter et soupirer d’aise.

Sa chanson te fige, tu l’entends comme une mélodie étouffée par tes cauchemars. Ils sont tous là. Autour de vous. A vous juger, vous regarder, te percer à vif, tu as envie de les faire disparaître, ils sont flous, comme des mirages. Mais tu reconnais leurs silhouettes. Ils sont toujours là, partout, quand tu te lèves, tu te couches, à côté de toi, au-dessus de toi la nuit, derrière toi quand tu essaies de les oublier. Ils sont là, toujours là ! Tu n’as plus peur d’eux, tu t’accroupis dans ta merde avec ses drogues juste pour ne plus voir leur face te juger et te dire que la fin sera la meilleure des solutions. Tu t’enfonces dans la honte en espérant ne plus être assez intéressante pour eux. Inspirant le l’air ambiant, tu gonfles tes poumons pour inspirer quelques secondes plus tard, fermant une fois de plus les yeux, tu te concentres sur ses paroles. Touchantes, amusantes, comme un adolescent, qui chercher à prendre l’attention de sa belle. Un fin sourire parcourt tes lèvres gelées par le froid. Ton corps tremble par lui-même pour réguler la chaleur qui s’en échappe à grande vitesse.

Très vite, tes pulsions, tes idées se matérialisent et tu l’inondes de supposition, d’idée lubriques, et de fugues bancales. Ce qui est bien avec ce garçon, c’est qu’il ne te juge pas, au contraire, il trouve une résonance à ce que tu peux vomir comme connerie. Penchant la tête après avoir salué Bill, tu l’écoutes comme si un cours de physique chimie prend place dans la mare à canard. Hochant en rythme la tête, tu approches alors et lui prend les joues entre les mains. « Mais je pourrai plus boire ni manger de porc ? » Dans l’univers de personne « normal » ce genre de question sonne comme une ironie malsaine, mais chez vous, c’est une vraie question existentielle. Boire et manger ce que vous souhaitez sont votre seul plaisir en ce bas monde. « Je ne sais pas, l’Irak y a la guerre, on te viole si t’es pas dans les normes… je suis pas sure que ce soit un monde pour ma princesse. En plus, ils ont tous la moustache là-bas. » Échappant un rire par ta propre connerie, tu lui embrasses le front un peu brutalement, la douceur ne t’a jamais étouffé, il faut dire. Il n’y a qu’au cabaret, sur ta barre de pôle danse que la Théo douce et charmeuse existe. Le business oblige, et puis pour se concentrer, il vaut mieux être douce et attentionnée.

« Ton père ? Pourquoi ? Il est déjà allé en Irak ? C’est un soldat ? »
Une petite étincelle brûle subitement dans tes iris en agitant les bras comme si tu tapotais l’air autour de vous « ton père …. Ton père !!!!! » non mais faut pas chercher, quand les neurones ne se touches plus ça fait des bug comme sur un lag informatique. Très vite, tu t’arrêtes aussi rapidement que tu as commencé. « On rentre oui, je suis gelée et je pus la vase, ramasse nos affaires, Saki va me tuer si elle retrouve pas son kimono, dépêches toi de sortir je veux pisser » tu le fixes froidement comme s’il allait s’en prendre une, oui tu vas pisser dans la mare, quoi vous avez jamais pissé dans une piscine ou sous la douche ! Ben, vous devriez ! C’est super écolo de pisser sous la douche ! Ça permet de ne pas gaspiller l’eau d’une chasse d’eau ! Enfin Bref. Une fois que tu le vois sortir tu restes immobile un instant, fixant aveuglement le point devant toi, a force d’attendre, tu t’es mis à te rappeler, des souvenirs que tu ne peux pas oublier, son visage, sa force, son sourire quand il t’a attrapé, avec les trois potes à vie devant toi comme spectateur de ta déchéance quotidienne, qui n’attendent que le déclic de ta part pour rentrer au manoir. « FOUTEZ LE CAMP !!!!!!!! »

Tu plonges tes mains dans l’eau cherchant quelque chose ramassant des pierres ici et là avant de les lancer dans le vide, il n’y a que toi qui les vois, et il jubile comme toujours. Tu les lances, mais ils ne sont jamais touchés, ils ne le peuvent pas. Ils sont intouchables, pas comme toi. « J’LE FERAIS PAS JAMAIS !!!!! J’VIENDRAIS PAS !!! » Non, tu ne veux pas les suivre. Tu ne veux pas retrouver Max et les autres, pas comme ça, pas maintenant. Tu attends plus de ce monde, de cette vie. Tu es loin de vouloir arrêter de respirer, de vivre. Même si c’est une vie de merde, c’est la tienne ! Comme des images qui se superposent, ils se décalquent et disparaissent avec ton énervement, tu flottes un peu par le froid qui teinte de bleu tes extrémités, par le Red qui efface enfin les vilaines choses que tu ne veux plus voir. Lasse et mollement tu t'approches du bord pour t'extirper de l'eau. « aide moi teuplé.... je sens plus mes jambes..... »
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