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Apollo&Bailey ; Use somebody.
Bailey S. Gemini
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Mar 26 Fév - 0:09
Apollo-Jules
&
Bailey
But you've already bought a ticket, and there’s no turning back now
La voiture avalait le bitume, le compteur kilométrique s’affolait. Tu n’étais jamais partie aussi loin, aussi vite avant. Tu ne regardais même plus les paysages autour de toi, tu ne t’arrêtais même plus pour prendre quelque clichés qui alimenteraient ton compte Instagram. Tu étais partie à l’aventure, dans l’inconnu. Tu t’y étais faite. Les paysages ne se ressemblaient pas, mais tu t’étais lassée de les contempler. C’est bon, tu avais compris. Tu n’étais plus chez toi. Tu avais cessé de contempler ce qu’il y avait autour de toi, et tu avais fini par focaliser ton attention sur l’asphalte qui défilait sous tes quatre roues. Et sur le voyant qui s’était mis à clignoter sur le tableau de bord. Tu prenais rarement la voiture, avant. Tu ne te souvenais plus de ce à quoi il correspondait. Mais un voyant qui s’allume comme ça sans que tu n’aies rien fait de particulier, tu savais que ça puait. Tu ralentissais la cadence. Tu étais déjà en pleine Louisiane, pas très loin de la Nouvelle-Orléans. Tu projetais de finir ta course à Miami, peut-être à New-York si tu arrivais à trouver le courage de remonter la côte Est du pays. Mais ton voyage risquait de se terminer plus tôt que prévu. Et ce ne serait pas une si mauvaise chose. La Nouvelle-Orléans est une ville assez sympa, d’après ce que tu en avais entendu. Le voyant d’alerte sur ton tableau de bord t’annonçait peut-être simplement que tu te rapprochais de ta destination. Convaincue par cette idée, tu t’étais mise à suivre de nouvelles directions.


Tu n’étais pas encore entrée dans la ville que ta voiture se décidait enfin à te lâcher. Est-ce que c’était un nouveau signe à interpréter ? Ne pas y aller, finalement ? La nuit commençait à tomber, et il fallait bien que tu ailles quelque part, au moins pour ce soir. Les lumières de la ville se dessinaient à l’horizon. Ta voiture n’avancerait pas plus. Il te faudra marcher. Ou dormir dans la poubelle ambulante qu’était devenue ta caisse au fil des jours de voyage. Une idée te vint. Et si tu appelais un dépanneur, plutôt ? Tu voulais garder ton argent de côté, mais tu ne te voyais pas non plus trimballer tes valises, même sur quelques kilomètres. Tant pis, au pire tu feras des économies plus tard. Tu trouveras bien un moyen ou un autre pour alimenter ton compte bancaire plus tard. Tu avais attendu une heure avant d’enfin apercevoir la camionnette de ton sauveur. Et une fois qu’il eut fait le tour de ta voiture endormie, il t’annonça désolé qu’il fallait changer une pièce, qu’elle ne pourrait pas redémarrer cette nuit. Tu lui demandais alors s’il pouvait avoir la gentillesse de te déposer quelque part où dormir, toi et toutes tes affaires. Ce serait une bonne idée, ça te laisserait au moins la nuit pour décider de ta destination. Il acceptait, culpabilisant à la pensée de te laisser seule sur le bord de la route. Tu avais l’âge d’être sa fille, après tout. Et tu savais larmoyer pour arriver à tes fins. Tu avais appris en imitant ta mère. Il t’avait déposée dans un motel en bordure de la ville. Il a dit qu’il te téléphonerait demain, pour te donner des nouvelles sur l’état de ta voiture. En attendant, une longue nuit t’attendait. Une fois ta chambre payée, tu y entrais pour poser tes valises et te jeter sur le matelas. Ça sentait le renfermé, mais la fatigue du trajet t’assomerait bientôt suffisamment pour te faire oublier ce genre de détails. Quelle fin de journée de merde… et tu n’avais pas une goutte d’alcool dans tes bagages. Anciennement habituée aux suites de luxe, tu ne te faisais toujours pas à l’absence du mini-frigos des chambres cinq étoiles. Vieille habitude, tu le cherchais toujours du regard. Note pour toi-même : ça sert à rien d’examiner la pièce, tu n’en trouveras pas ici, tu ne remarqueras que les défauts et salissures des lieux. Ta salive appelait pourtant la boisson, et ta petite bouteille d’eau ne te suffira pas. Tant pis, ce ne serait qu’un verre, mais il te fallait autre chose.


Tu quittais déjà la chambre pour rejoindre la réception. Après quelques mots, la vieille réceptionniste t’indiquait que tu trouverais un bar en traversant la route. Tu prenais alors quelques espèces, en prenant soin de laisser ta carte de crédit ici. Même si ton corps se mettait à réclamer un verre de plus, tu n’aurais plus les moyens pour le payer. L’astuce ultime que tu avais trouvée pour ne pas replonger tout en profitant d’un happy hour de temps en temps.


C’était une belle nuit étoilée. Paisible. Tant mieux, si ce n’était pas un endroit bruyant. Tu avais juste besoin de te poser, pas de faire la fête. Tu entrais et appréciait la chaleur de l’endroit. Direction le comptoir, tu t’affalais sur un tabouret. La meilleure place pour dire que tu ne t’attarderais pas de trop. Tu demandais un verre de whisky, sec. Petit verre, sensations fortes.
CODAGE PAR AMIANTE



UNTIL WE COMBUST
I can take you out. We can kill some time, stay home. Throw balloons, teddy bears and the chocolate eclairs away. Got nothing but love for you, fall more in love everyday.
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Apollo-Jules Moreau
▌Humans after all.
Apollo-Jules Moreau
Messages : 196
Date d'inscription : 07/12/2018
Mar 26 Fév - 22:41

Video Game - Lana DelRey

Il sortait du conservatoire, ne s’encombrant pas de son violoncelle sur le dos. Il avait un concert à répéter pour dans quelques temps, alors il passait beaucoup de temps à l’école de musique. Il préférait laisser le mastodonte là-bas. C’est qu’il était grand, son instrument était par conséquent pas si petit.

Son corps avait l’air d’être seulement porté par l’air, une vieille feuille morte balancée par le ventre, sauf qu’il n’était ni une feuille et il n’y avait pas vraiment de vent. Il commençait à faire un peu trop bon et humide à la Nouvelle-Orléans. Il n’avait même pas vu que la nuit était étoilée, peut-être ne saisissait-il même pas qu’il faisait nuit. Il était dans un état où ce genre de détail ne le touchait pas du tout. Surtout que Maman dit toujours : il n’y a pas d’heure pour boire… pensait-il avec un petit sourire, pensant surtout aux petits billets qu’il s’était fait, quelques minutes avant. Une petite fellation avec l’étudiant infecte avec lui. Le fils du directeur du pôle musique… Franchement, même s’il ne payait pas, A.-J. se serait mis à genoux devant lui, symboliquement et littéralement. Il a ce petit quelque chose qui me … hmmm ! Me file des frissons partout. Autant que l’envie de le cogner.  

Ils ne devaient pas partir ensemble, alors Apollo avait attendu et pour s’occuper il avait prit au hasard dans son pilulier, un peu de bonheur en comprimé. Passant devant le distributeur, il prit une canette à force de secouer la machine. Il avait du temps à perdre, était déjà bien stone et il n’y avait plus grand monde sur le campus. Personne n’avait du le remarquer ou l’entendre… En tout cas moi, j’étais pas en état de remarquer ou entendre… En chemin, une fois dehors par il ne sait quel miracle, il errait. Ses pieds le portait où il voulait, il n’avait aucune volonté et aucun but surtout.

Il se rinçait la bouche avec les premières gorgée de son cola. J’aime pas avoir la gueule qui sent la bite… Et se désaltérait avec bonheur avec le reste, avalant toutes les petites bulles pétillantes d’une traite, goulument… On n’avait entendu que lui dans la rue alors qu’il déglutissait avec la puissance de son ivresse. Il jetait la canette vide en chemin et poussait la porte du premier bar qu’il croisait. Calme ou animé, rien ne l’arrêtait pour aller jusqu’à la boisson, surtout dans l’état dans lequel il était. C’était la même chose que pour le jour et la nuit. Son corps n’aurait pas fait de réelle différence. C’était déjà une contre-soirée dans ma tête, mais genre une vraie fiesta de ouf ! Et pour ça, c’est… « Tortillaaaaa ! » Avait-il beuglé si enjoué avec un accent espagnol, faisant sursauté certain client, les autres se retournant et le barman s’était arrêté d’essuyer son verre. « Ah non non ! Pas tortilla… Tequillaaaaa ! » Se reprit-il avant de s’asseoir sur une chaise au bar. « T’es sûr ? » lui demandait le barman et A.-J. Sortait sa petite liasse de billet de son caleçon, retirait deux billets et les plaquait sur la table. « La bouteille même ! J’suis plus que sûr. »

« Dis, A.-J., tu veux pas allez faire le con dans un autre bar… J’en ai marre, c’est calme ce soir et t’es déjà passer trois soirs dans la semaine… Jusqu’à la fermeture… Je comprends même pas, y’a pas d’ambiance ici, tu dois surement plus t’amuser chez les autres non ? » Lui dit le barman dans l’espoir de le faire partir. Il voulait juste un peu de répit. « Justement je viens amener de l'ambiance ! » lui répliquait le quart-français. Il vint alors poser la bouteille et un verre avec du citron et une petite salière devant le jeune homme, se hâtant de lui retirer sa monnaie. Il avait réussit plus d’une fois à l’embrouiller et s’en sortir sans payer. Il le connaissait un peu trop bien. Tout les bars presque, sauf les plus réputé et réservé aux riches et qui savaient un minimum se tenir. Déjà en ne rangeant pas son argent sous ses bourses.

Il se tournait vers la gauche, personne et à une chaise, un homme qui devait faire une tête de plus que lui et au moins quatre fois sa largeur lui lançait déjà un regard mauvais. Apollo restait à le fixer, son verre levé. Il hésitait. Il regardait à droite et une petite nana… « Tequillaaaa !!! » Avait-il de nouveau laisser explosé sa voix pour l’inviter à trinquer avec lui. « Cul-sec… hein ! » Vint-il cogner son verre contre le sien et d’enfiler son shot de Tequilla, oubliant carrément le sel et le citron. « T’es… trop beau-elle toi t’sais ? Enfin, t’es un homme ou une femme ? » Dit-il en penchant la tête en regardant sa poitrine. Peut-être qu’en changeant d’angle, il les verrait mieux. Il fit une moue pleine d’interrogation. « T’es trans-genre ? Sexy en tout cas ! »

acidbrain — quote.none





I love the light in your eyes and the dark in your heart
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