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Une trêve au nom de l'art (prim)
Amalrich von Zedlitz
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Amalrich von Zedlitz
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Ven 15 Fév - 0:10
Une trêve au nom de l'art


Se séparer de son uniforme était toujours un véritable déchirement. Amalrich était étonnamment paranoïaque en ce qui concerne l'endroit où il conservait le précieux habit lorsqu'il ne le portait pas. Cet uniforme, c'était son identité. Sa plus grande hantise lorsqu'il ne le portait pas, était d'en découvrir la disparition ou la destruction à son retour. Malgré cela, le Prussien arrivait à admettre que son habit militaire pouvait jurer en certaines occasions. Comme ce soir où il se rendait à l'Opéra. Le noble avait troqué sa tenue familière contre une tenue plus classique, veste et pantalon noire sur chemise blanche, agrémenter d'un foulard rouge, seul point de couleur dans ses habits. En temps normal, Amalrich dissimulait sa rapière dans un tube à dessin qu'il portait en bandoulière. L'opéra ou le théâtre constituait l'exception à cette règle. Un tel accessoire jurant avec les lieux, il l'avait donc troqué contre une canne au pommeau doré représentant une tête de dragon finement sculpté et qui était en réalité, une canne-épée. La lame était en argent, par précaution en cas de rencontre avec un lycan. Une canne particulièrement coûteuse qui allait avec le chic du décor. Il était impensable de voir le soldat désarmé, quelles que soient les circonstances.

Surtout que ce n'était pas uniquement son intérêt pour l'Opéra qui l'avait conduit jusqu'ici. Le Prussien était venu car on jouait ce soir, la pièce Tosca de Puccini. Ce n'était pas sa pièce préférée, même s'il savait en apprécier certains passages déchirants. À ses yeux, seul cet art pouvait exprimer avec autant de justesse l'expression : à s'en déchirer l'âme. Les airs qui exprimaient les tourments de l'interprète avaient toujours sa préférence. Tosca avait un magnifique air correspondant à ce registre dans son troisième acte, et, surtout, il s'agissait de l'opéra préféré de Primrose. Espérer croiser son ancienne élève était la véritable raison qui l'avait poussé à venir ici ce soir. Non, ce n'était pas qu'un espoir, le soldat allait tout faire pour provoquer une rencontre. Il savait où aller. Il était entré avec les premiers spectateurs et avait payé les personnes qu'il fallait pour être conduit à une certaine loge. Le noble connaissait Primrose depuis suffisamment longtemps pour savoir ses préférences, son point de vue préféré par rapport à la scène. Combien de fois y étaient-ils aller ensemble, du temps où il portait encore une rose au niveau du coeur ?

Bien sûr, le doute était toujours permis. Ce doute qui restait tapis dans ses esprits tandis qu'il attendait dans la loge, tournant doucement la canne qu'il tenait entre ses doigts. Peut-être qu'elle ne viendra pas. Peut-être que, ce soir, préféra-t-elle le dernier balcon ou le parterre. Peut-être qu'elle serait accompagnée de ce chien qui osait porter le titre de Jabberwocky, ce qui compromettrait toute tentative de dialogue, malgré le territoire neutre dans lequel se trouvait l'Opéra. Amalrich balaya ses suppositions. Il avait fait au mieux pour limiter cette incertitude, mais, un plan sans trouble était véritablement ennuyeux. Aussi ennuyeux que l'équilibre qu'il avait autrefois défendu.

Ce qui le rendait véritablement soucieux n'était donc pas le côté incertain de son projet, mais la dette qui le motivait à provoquer cette entrevue avec l'as de coeur. Techniquement, ce n'était pas explicitement dit qu'il en avait une. Louis avait laissé Anakin dans un sale état en s'introduisant dans la clinique et Primrose avait fait le nécessaire pour que le jeune vampire soit soigné et reconduit auprès de son Sire. Un geste appréciable mais qui n'engageait, techniquement, à rien en retour. Seulement, quiconque connaissait le Prussien et ses principes savaient qu'il ne pouvait en être autrement. Il avait une dette et il détestait laisser ce genre de chose impayé.

Amalrich contemplait la salle qui se remplissait doucement dans un brouhaha des conversations mélangées. Finalement, la porte de la loge s'ouvrit. Le Prussien se leva et se tourna vers la porte. Un mince sourire apparut sur ses lèvres alors qu'il vit Primrose. "Bonsoir, Primrose. J'espérais te trouver ici, ma chère." Dit-il tout simplement. Il lança un bref regard curieux derrière elle pour s'assurer que la demoiselle n'était pas accompagnée. "Et seule." Commenta-t-il, difficile de savoir s'il était déçu ou reconnaissant de l'absence du loup. Il retint de justesse une remarque concernant le raffinement des lieux qui ne devait pas être au goût d'un chien. Lancer les hostilités n'était pas la meilleure entrée en matière face à quelqu'un pour qui on avait une dette. Il fit un geste d'invitation en direction du siège voisin au sien. "J'ose croire que la guerre entre nos clans ne devrait pas nous empêcher d'apprécier le spectacle en ce lieu neutre." Une manière d'évoquer la possibilité d'une trêve, le temps de la pièce.

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Primrose Bryce
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Ven 15 Fév - 11:23

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C’est devenue très compliqué ce moment. D’abord l’annonce de Lys sur sa dépendance, la gestion catastrophique des besoins de la reine, la venue de Louis à la clinique pour jouer sur ton malheureux défaut de prendre soin des autres. Tu veux disparaître, fuir, te retrouver seule et ne plus entendre parler de tout ça. Le sort de Lucius n’arrange rien, tu as l’impression d’être une femme enceinte parfois avec les piques d’irritation et de colère sans pouvoir gérer. Magie et vampire ne fait pas bon ménage. « Vous êtes sûre de vouloir y aller seule ? Vous ne voulez pas que je vous accompagne ? » Tu attaches ton collier de perles nacrées et la regarde, Danika, ton petit angelot sur protecteur. « Non, j’ai besoin de me retrouver seule, j’ai besoin de me vider l’esprit … » Elle semble presque déçu mais tu lui caresses la joue tendrement et souris. « Une autre fois peu être » celle-ci hoche la tête, ce soir tu vas a l’opéra. Peu être le seul endroit dans cette ville qui peu te faire oublier ta condition, ton rôle et l’endroit ou tu te trouves. Un petit paradis dans ta forêt noire. Ce soir c’est ta soirée, tu as même congédier Lysandro un peu sèchement, tu ne voulais pas le blesser. Mais depuis quelque temps c’est un bouillon, une tempête dans ton corps et ton esprit, tu arrives très mal à gérer les pulsions de tes sentiments et de temporiser tes sauts d’humeur. C’est même lui qui t’a annoncé que la pièce que tu adores passe en ville. Il avait les dépliants et le sourire de celui qui voulait t’inviter. Mais tu lui as coupé l’herbe sous le pied, tu t’en veux mais tu sais qu’il comprendra. Tu te rattraperas plus tard, tu lui as promis d’un regard.

« La voiture est prête » un dernier coup d’œil sur le miroir, ta robe te fais ressembler à une princesse. Le regard pétillant de ton Infant te rassure. Elle à beau être ta création, elle à toujours garder son libre arbitre pur penser et dire franchement ce qu’elle pense. Alors si elle te trouve jolie c’est qu’elle le pense réellement. « Mon bill… » Elle te tend ce que tu t’apprêtes à lui demander. Ton billet pour assister à la Tosca. Une cape sur les épaules, le bruit de tes talons sur le plancher en direction de la sortie. Tu sens sont odeur, il n’est pas loin. Il suffit que tu lèves les yeux vers l’étage pour voir son visage. Même dans ses circonstances il continue de veiller sur toi. Après l’incident de l’a clinique il semble plus soucieux de tes sorties. Ton louveteau n’as pas changé, il se bonifie comme un bon cru. Tu lui envoies un baiser discret avant de disparaître sous le porche de l’entrée vers la voiture. En te posant sur le siège dans un gros soupire. Comme si tu laisses tout le stresse de la vie d’As de Cœur au pas de la porte du manoir et que ce soir tu n’es qu’une adepte de l’opéra. La route n’est pas si longue. Du moins tu penses à tellement de chose qu’en quelques minutes tu te retrouves devant la grande entrée de l’opéra. Les lumières, l’architecture et l’ambiance t’apaise. T’impressionne, t'éblouis. Tu sais que tu vas passer une bonne soirée. En tête à tête avec toi-même. Un soupir de soulagement s’échappe de tes lèvres alors que tu t’aides du poignet de ton chauffeur pour sortir du véhicule. Quelque marches, une entrée, un bonsoir. Une porte qui s’ouvre.

L’atmosphère te transporte, tu vas vers les vestiaires pour poser ta veste, le sourire aux lèvres tu es comme dans un rêve. Les épaules détendues. Et l’esprit tranquille. Ce soir c’est ton soir, ton moment de calme et de tranquillité. « Votre billet ? » Tu lui tends doucement et il hoche la tête « suivez-moi » tu prends ta jupe pour marcher, la robe étant réellement comme celle d’une princesse. D’un ton clair et simple. Les bras nues la chaleur ambiante est suffisante pour te réchauffer. Une loge, tu n’aimes pas partager la foule des gens en bas, tu aimes ton petit confort avec une vu prenante sur la pièce, une certaine hauteur pour en avoir tout les détailles, et être comme un œil vertical sur ce qu’il se passe. Des fois tu dois partager ta loge, ce qui est normal commercialement parlant mais tu sais que les gens qui viennent avec toi sont aussi de grand amateur de pièce donc pas de soucis à te faire. « Vous partagerez votre balcon avec un homme » tu hoches la tête, sans animosité, mais plus tu avances et plus un frisson s'empare de toi. Une mauvaise impression, une odeur qui suit tes pas. Une odeur qui ne te plais pas tant que ça. Mais tu chasses cette idée, peu de monde dans ton entourage n’apprécie le théâtre. Donc peu de chance de croiser un ami ou un ennemi. Enfin….. Non tu chasses cette idée saugrenue de ton esprit. Aucune chance de croiser en ce soir Amalrich. Il faut que tu reprennes tes esprits. Cette soirée est faite pour te détendre. Le jeune employé ouvre donc la porte et tu t’incrustes en le remerciant doucement pour respecter le silence de cet endroit. Un pied à l’intérieur et tu te figes, cette sensation de déjà vue. Ce visage qui t’accueille. Cette voix qui t’invites. Tu déglutis et serre les pends de ta jupe avec nervosité.

C’est un blague, c’est pas possible, qu’est-ce qu’il fait ici. Ton regard bi colore le perse comme un ballon. Tu ne pensais absolument pas le voir ici, ce soir-là Il espérait te trouver ici, donc il a prémédité la rencontre, il te connait mieux que personne, d’ailleurs c’est lui qui t’as donné le gout de l’opéra. De l’art, de la musique. Donc qui mieux que lui peut se retrouver ici sur la pièce que tu adores. « Moi je ne m’attendais pas le moins du monde à te retrouver ici. Et je dois t’avouer que je voulais passer la soirée seule. » Tu avances doucement malgré la fatigue tu restes au garde à vous. Si quelqu’un peu avoir ta peur c’est bien lui. « J’aurais du être seule, mais il se trouve qu’un homme à délibérément cherché à me rencontrer …. Et j’espère pour lui que ce n’est pas pour me gâcher la soirée » au moins sa a le ton d’être claire. Tu viens t’installer sur le fauteuil en velours qui t’es réservé. Sa dernière phrase te fais hausser un sourcil et tu viens plonger ton regard dans le sien. « J’ose espérer que tu n’as pas réfléchie longtemps avant de dire ça, ton roi à déjà salis un lieu public avec ses caprices, ma clinique, j’espère sincèrement que tu n’as pas été envoyé comme le bon petit chien que tu es devenue pour me gâcher le dernier endroit de liberté que j’ai dans cette ville » Les mots sont directes, et cru, il a l’habitude de traiter un de tes proches de chien de la reine, alors tu ne vas pas te gêner pour retourner les dires vers son propre rôle à présent. Ainsi, tu ne décroches pas le regard de celui du vampire. Tu connais les coups tordus de Louis et si Amal est aussi soumis que tu le penses à son service, il aurait surement pu lui avouer que l’opéra et la dernière bulle de liberté qu’il te rester. Gâcher le plus de chose dans ta vie pour mieux te ramasser et te conquérir.

« Si tu cherches les hostilités, laisse-moi au moins profiter de cet opéra, enfin…. Depuis ta désertion plus rien ne m’étonnerais de ta part. Je me plais à penser que ton amour pour l’art surpasse celui que tu portes pour cette enfant gâté immature mais je ne serais plus surprise par rien venant de toi » Réinstallant la robe pour plus de confort tu finis par quitter tes talons comme tu as l’habitude de faire, marcher pieds nus est une seconde nature pour toi. Signe que tu t’installes pour de bon. Des vielles habitudes que tu n’as pas oubliées. Les cheveux mis sur le côté pour ne pas les abimer. Croisant les jambes enfin tu regardes aussi la salle se remplir petit à petit. Les lumières se mettre en position. Tu vois péniblement les décors se mettre en place. Et les gens parler autour de toi. Un silence plus tard tu toussotes et parles avec le calme qui te caractérise « tu espérais me voir, mais puis-je savoir pourquoi ? »
I can feel the butterflies multiply every time I meet your eyes amplified deep inside once I feel your skin on mine tho I try I can't hide all the ways I feel inside your everything I want in life
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❝ Slowly, softly, drop rose petals on my closed lids.❞ My friends don't walk, they run. Skinny dip in rabbit holes for fun. Popping, popping balloons with guns, getting high off helium. We paint white roses red. Each shade from a different person's head. This dream, dream is a killer.
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Amalrich von Zedlitz
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Ven 15 Fév - 18:15
Une trêve au nom de l'art


Amalrich encaissa l'accueil glacial sans sourciller. Il s'y était attendu. Il aurait fallu être fou ou bien naïf pour espérer recevoir autre chose. Après tout ce qu'ils avaient traversés, passer de mentor, d'amis et finalement ennemi. Il nota la volonté de son interlocutrice de passer la soirée seule. Ni le loup ni la reine n'allait donc interrompre cette conversation. Le soldat acquiesça en silence. Bien. "Navré d'avoir bousculé tes projets." Dit-il poliment. Il n'était pas sincère, il était simplement courtois. Tout comme il l'avait été dans son geste d'invitation à prendre place sur le fauteuil voisin. Le noble attendit que son interlocutrice se soit installée avant d'en faire de même. Autant de petits gestes provenant d'une autre époque et d'une éducation stricte. Le Prussien s'appuya davantage sur sa canne-épée dont il réajusta la position tandis qu'il s'installa plus confortablement dans son fauteuil. Il fronça les sourcils lorsque Primrose évoqua l'éventualité qu'il ait été envoyer par Louis comme le bon petit chien qu'il était. "Et il est vrai qu'en matière de chien, tu connais ton sujet." Glissa-t-il sèchement. Son mince sourire froid et poli réapparut tandis qu'il hocha de nouveau la tête. Il ne tarda pas à faire un geste de main en guise d'excuse silencieuse pour sa parole. La diplomatie était de mise, vu la situation. "Je suis venue te voir de ma propre initiative." Répondit-il un peu plus diplomatiquement tout en soutenant le regard bicolore de la vampire.

était-il tombé si bas dans son estime pour qu'elle le croit capable d'une attaque aussi sournoise, exploitant un ultime lieu de paix ? Amalrich encaissa cette information. Au fond, cela n'avait rien d'étonnant bien que son orgueil s'en retrouvait froisser. "Je serais venu avec des intentions hostiles, j'aurais porté la tenue de circonstance. Tu le sais. Je reste le même quelque soit la fleur que je porte sur mon coeur." Seul sa main qui se crispa sur le pommeau de sa canne trahissait l'impact des mots prononcés par Primrose, comme le fait de comparer son roi à un enfant gâté immature, ou de le croire capable de n'importe quelle bassesse à cause de sa désertion. Lui ne voyait pas son départ du clan de la rose comme une trahison ou une désertion. Il n'y avait tout simplement plus sa place. "Si tu attends des excuses pour les actes de mon roi ou les miens, je n'en formulerais pas. Tout comme je ne me justifierais pas pour ce qui a été fait ou dit." Il tape de sa canne d'un coup sec sur le sol de la loge comme pour signaler la fin de ce débat ou comme une mise en garde à ne pas continuer sur ce ton. "Je te promets la paix, le temps du spectacle. Après tout, il s'agit d'un endroit de liberté pour moi aussi." Continua-t-il gravement. Son sourire s'agrandit légèrement avant de poursuivre. "Après, le spectacle, en revanche... Qui sait ?" Il n'y avait que la perspective d'un duel qui faisait briller cette lueur dans ses yeux. " Je ne refuserais pas un duel contre ma meilleure élève."

Sur ces mots, il détacha son regard de celui de la vampire pour se concentrer sur la scène. En silence, il savoura l'ambiance et consulta le programme, parcourant la liste des chanteurs, s'attardant sur ceux lui étant familiers. On aurait pu le croire plongé dans le passé, à une époque où il n'y avait pas encore de tension entre les deux fleurs. Sans doute auront-on pu le croire incroyablement culotté d'oser agir ainsi, comme s'il n'y avait aucune grief entre eux, comme s'il n'y avait pas une guerre en cours. Il lui arrivait parfois d'être nostalgique de cette période, le clan du Camélia ne brillait pas par ses amateurs du théâtre, ce qui ne lui faisait pas éprouver de regret concernant sa décision. Dorianne et le clan de la rose n'avaient plus rien à lui offrir. Il en restait persuadé de tout son être.

Patient, Amalrich attendait que Primrose brise le silence en premier. Même lorsqu'elle toussota, il ne leva pas les yeux de sa lecture. "Pour te remercier." Répondit-il avec franchise, allant droit au but. Avec réticence, il replia le programme pour le ranger. Pourtant, il ne se tourna toujours pas vers la vampire lorsqu'il reprit la parole. "Tu as fait en sorte que mon infant me revienne et tu l'as soigné." Expliqua-t-il posément, son regard plongé dans la contemplation de l'orchestre qui ajustait leurs instruments dans l'attente de l'ouverture du rideau. "J'ai une dette envers toi." Finit-il par dire en se tournant enfin vers Primrose. Son sourire avait disparu. Il avait une expression sérieuse particulière lorsqu'il était question de dette et d'honneur. De son point de vue, il n'y avait rien à ajouter. Son interlocutrice le connaissait assez pour savoir qu'il n'aimait pas garder ce genre de chose impayée. Forcément, il était venu discuter du prix à rembourser.

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Primrose Bryce
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Sam 16 Fév - 9:58

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Sa remarque sur les chiens te fais grincer des dents, tu grognes légèrement mais n’en fais pas plus. Te mettre en colère ne lui ferais que plus plaisir. Il connait ta position concernant Lysandro et tu sais pertinemment qu’il aime en tirer un sale plaisir. « Je ne rentrerais pas dans ce petit jeu puéril. » dis-tu sèchement, comme une mise en garde d’arrêter les piques sur celui que tu protèges. Cette confrontation, ne concerne que vous deux, et c’est le minimum de respecter cela. Il vient par lui-même, c’est impressionnant mais aussi très intriguant. Tu reportes ton regard sur sa personne, sa tenue trahis en effet la place qu’il veut prendre dans cette soirée, c’est vrai que sa tenue est pas en adéquation avec un moment de combat. Quoi qu’en le connaissant ce n’est pas une tenue qui l’empêchera de se battre, et en effet, sa petite invitation pour un combat comme au bon vieux temps. Mais en continuant à l’écouter ton sang ne fait qu’un tour, serrant ton petit poing sur l’accoudoir du fauteuil, tu grinces des dents. « Je n’ai nullement demandé des excuses, je ne m’abaisse pas à quémander la gentillesse et le bon vouloir des gens. Je te rappelles que c’est toi qui es venue vers moi et pas l’inverse. Alors ne te fais pas passer pour une victime, si tu dois des excuses c’est avant tout pour ton Infant qui sert de souffre-douleur… » Ce n’est pas que tu as une attention particulière pour ce jeune homme, il ne t’appartient pas mais reste un être vivant malgré tout. Et tout ce que touche Louis t’exaspère au plus haut point.

Sa canne percutant le sol, tu frisonne un coup, tes yeux se penches légèrement vers celle-ci comme pour se rassurer que le bruit vient de là. Il prend mal la vérité qui te viens du cœur. Pour toi c’est rien d’autre qu’une trahison et une désertion. Tu l’as de travers et rien de ce qu’il pourra dire changera ce que tu penses sur lui. Levant les yeux alors au ciel tu passes une main dans tes cheveux. « Une joute comme avant, tu m’en verrais ravie dans d’autre circonstance, mais c’est dommage pour toi, je n’ai pas mon arme sur moi et ma robe n’est pas coupée pour ce genre d’échange … Tu devras te contenter de ma présence sur ce siège et d’une discussion posée. Que cela te plaise ou non » bien que sa petite remarque sur « la meilleur » élève t’es donner du baume au cœur, tu n’en restes pas moins rancunière de tout ce qu’il c’est passé entre vous. À l’époque tu lui aurais mangé dans la paume de main, mais sa trahison ta brisé le cœur. Et tout ce qu’il pourra dire, ne changera pas ce sentiment amère. Tu lui prends alors le prospectus de la soirée, par pure agacement. Par pulsion. Tu commences alors à le lire toi-même alors qu’il explique venir te voir pour une dette, une dette concernant ce dit Infant que tu as simplement soigné comme toute personne intègre le ferrait. Les musiciens commencent à arranger leur instrument, une cacophonie presque mélodieuse malgré les fausses notes. Une petite tension à couper à couteau commence à s’installer, tu as un regard furtif sur sa canne. À coup sûr cette canne n’est pas innocente, une lame en son intérieur doit y être bien caché. Amal ne sort jamais sans être un minimum armé. Une chose que tu ne sais que trop bien et une manie qui respire par ses pores, un léger soupire s’échappe de tes lèvres alors qu’il comprend que sa présence n’est pas des plus désirée. Trop de souvenirs douloureux refont surface avec cette simple rencontre. Une rencontre qui image parfaitement ce que vous partagiez il y a quelques années. Une photo dans le temps. Un instant T ou sans aucun mot on se croirait repartit en arrière. Mais très vite le sujet de la rencontre est mise sur le tapis. Comme à son habitude, ton voisin de loge est d’une droiture exemplaire. Directe, franc, et sans aucun détour. Son Infant. Un petit pincement au cœur avant de redresser tes cheveux, sobre cette soirée. « J’aurai du m’en douter… » Chuchotes-tu. Non pas que tu es fait ça pour les lauriers, mais juste par pure bienveillance, Anakin ne doit pas pâtir de la guerre entre vous. Et surtout pas des caprices de leur roi. Le pauvre à simplement voulu suivre sa passion et il a alors peint ta porte de son sang pour cette envie professionnelle. « Anakin … » Un soupire gras, ce pauvre petit vampire se retrouve en plein centre d’un combat à couteaux tirés.

« Je n’ai pas cherché à ce que tu es une dette envers moi, je n’ai fait que mon travail. Le pauvre jeune homme a repeint ma porte avec son sang, il veut simplement travailler et il se fait littéralement battre à mort pour une vocation qu’il avait bien avant que ton roi n’entre dans sa vie. Bien qu’il soit marqué d’un camélia je n’ai aucune animosité envers lui. Et ramener son Infant à son Sire est la moindre des choses chez des vampires civilisés »

Un peu long comme réponse mais tu veux lui faire comprendre qu’en aucune façon tu as fait ça pour le revoir. Même en connaissant son code d’honneur. Sa droiture et sa loyauté aux règles. « Mais je dois avouer que je suis touché de l’effort que tu as fait pour me joindre ici, savoir que je viendrais, te rappeler que cet opéra est cher à mon cœur et surtout venir sans l’aval de ton roi…. C’est gentil de me faire accumuler les « retours » envers ce psychopathe impulsif… » Une mauvaise pique dissimulée, Louis est venu te voir pour la gentillesse que tu as eu envers Anakin, et maintenant qu’Amal vient payer sa dette, Dieu seul sait ce que Louis trouvera comme excuse pour venir te demander un autre retour de bon procédé. « Vous avez le don chez les camélias de trouver les bons plans pour me faire mettre sur le dos des excuses pour que Louis puisse venir me réclamer son prix » monotone comme si cela était tout à fait normal, alors que tu as encore au-dessus de la tête la réclamation de Louis. « J’espère au moins que mon Infirmier reviendra travailler comme il se doit »
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Amalrich von Zedlitz
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Amalrich von Zedlitz
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Sam 16 Fév - 21:54
Une trêve au nom de l'art


Un sourire fugace apparaît face à la réaction de Primrose concernant sa remarque au sujet des chiens. Le même sourire qu'il avait lorsqu'un de ces estocs faisait mouche. Il retrouva très vite son sérieux et fit un geste d'excuse silencieuse pour signaler que cela ne se reproduira plus. Après tout, Amalrich venait d'une époque ou deux ennemis pouvaient très bien s'échanger des banalités lors d'un gala pour se déchirer le jour suivant sur un champ de bataille. Il était tout à fait capable d'éviter les piques et les sujets épineux, si son interlocutrice arrivait à en faire de même, bien entendu. Surtout qu'il était venu dans un but précis où la diplomatie était de mise.

Bien qu'en bon soldat, Amalrich se tenait toujours prêt pour la bataille et ne venait jamais sans arme, le fait qu'il ne porte pas son uniforme en cet instant était la meilleure preuve qu'il pouvait apporter à Primrose pour lui montrer ses intentions non belliqueuses. D'un autre côté, il avait également la réputation de ne jamais refuser un duel. Le noble ne tarda pas à évoquer l'éventualité de croiser le fer avec sa meilleure élève après le spectacle, ce qui confirmait sa déclaration de paix durant les trois actes qui allaient suivre.

Malgré cette promesse, l'ambiance restait tendue. Il ne pouvait en être autrement avec leur passif. Le moindre mot pouvait sonner comme une déclaration de guerre. Si Primrose n'aimait pas qu'on compare son italien à un chien, le Prussien tolérait très peu qu'on manque de respect à son roi en le traitant d'enfants capricieux et autres termes peu élogieux. Il ne s'excuserait pas pour les actions de Louis et ne cherchera pas à les justifier, tout comme il ne fera pas cela avec ses propres actes. Le ton de la conversation redevint cinglant et la main d'Amalrich se crispa sur sa canne en entendant son interlocutrice prétendre qu'il jouait les victimes. "J'énonce simplement les termes nécessaires afin que cette conversation reste courtoise." Signala-t-il froidement. "Ne parle pas de mon roi et je ne parlerais pas de ton... italien." Finit-il avec une grimace fugace sur le dernier mot. Il avait tapé de sa canne, comme un coup de semonce afin de l'avertir de ne pas s'engager davantage sur cette voie.

"Quant à mon infant, cela lui forgera le caractère." Trancha-t-il avec une sévérité aussi froide et tranchante que les lames qu'il manipulait. "Je ne suis pas le plus tendre des Sires et tu le sais." Rappela-t-il. Justement, en le connaissant, on pouvait comprendre que son dernier infant en date bénéficiait d'un traitement particulier par rapport aux autres, mais peu y verraient quelque chose de positif devant le genre de faveur qu'il octroyait. Il était beaucoup plus sévère avec Anakin qu'il ne l'avait été avec ses autres infants, plus sévère que lorsqu'il avait été le mentor de son interlocutrice.

Le soldat poussa un soupir déçu devant la réponse de son ancienne élève concernant une joute après le spectacle. "Dommage. Moi qui t'avais enseigné que toute situation pouvait devenir un combat." Commenta-t-il en tournant sa canne entre ses doigts, l'air de dire qu'il aurait aimé avoir eu une occasion de la tester. "Mais, soit, il n'y aura que l'opéra." Conclut-il avec réticence. De toute façon, un duel avec Primrose aurait été problématique. Son roi la désirait. Ce qui écartait toute possibilité de duel à mort, son genre de joute de prédilection. Lui-même était partagé entre le désir de la conserver comme adversaire admirable ou la voir rejoindre les camélias. Cela faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas partagé une loge, qu'Amalrich avait oublié les taquineries dont la vampire était capable, comme de lui prendre le programme dès l'instant où il n'en avait plus eu l'usage. Un mince sourire nostalgique le traversa, sans qu'il ne fasse aucun commentaire.

L'heure n'était plus à la nostalgie puisque la raison de sa venue fut abordée. Amalrich se concentra sur la scène et en particulier sur l'orchestre tandis qu'il alla droit au but, comme à son habitude. Il ne reporta son attention sur Primrose que lorsqu'il parla très clairement de dette. À nouveau, son côté "vieille école" dictait ses intentions. N'ayant eu aucun exemple à suivre concernant le comportement qu'un Sire devait adopter envers son infant, puisque le sien avait trouvé la mort de ses mains juste après qu'il l'avait transformé, Amalrich y avait tout naturellement transposé les codes de son éducation d'aristocrate. Un équilibre entre devoir et droit. Des principes aussi stricts que ceux l'ayant "forgé" durant toute sa jeunesse et qui continuait de lui dicter sa conduite encore maintenant, tant ils étaient profondément ancré en lui.

Amalrich se contenta d'acquiescer, toujours aussi sérieux, lorsque le vampire prononça le nom de l'infant en question. "Intentionnelle ou non, une dette reste une dette." Signala-t-il posément. Cependant, il apprécia silencieusement que l'as de coeur n'ait pas fait cela de manière délibéré afin de lui arracher un service. Le revers de la médaille à respecter un code aussi strict était qu'on pouvait facile en tirer parti. Le noble tiqua devant le reste du discours et la pique dissimulée. "Il n'est nulle question de rose et de camélias dans le cas qui nous concerne." Continua-t-il, un peu plus sèchement, signalement que son roi n'avait aucune place dans la discussion que les occupait. "Si cette position t’incommode autant que ma présence, alors énonce un prix à la hauteur du service rendu, ni plus ni moins, et la discussion sera clause." Dans cette remarque légèrement agacée, on pouvait sentir le fait qu'Amalrich n'aimait pas laisser ce genre de dette en suspens.

Il détourna le regard et poussa un soupir en se calant dans son siège. Le noble marqua un temps comme s'il soupesait la dernière remarque de son interlocutrice. "Il a gagné ce droit auprès de moi et je l'ai fait savoir. La décision finale ne m'appartient pas." Lâcha-t-il sincèrement. Le Prussien n'était pas avare en faveur mais elle devait être forcément et systématique être méritée. Le mot "gagné" n'avait pas été choisi par hasard. C'est ce qu'avait réussi à faire Anakin. Amalrich lança un bref regard à la dérobée vers Primrose avant d'ajouter : "en dehors de sa volonté à revenir travailler, fait-il une quelconque différence dans ta clinique ?" Demanda-t-il, de la curiosité sincère qu'un père pourrait avoir en posant des questions sur son enfant auprès de son institutrice.

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Primrose Bryce
▌ Feed on ruins, dark nights. Dependent and queen at the same time.
Primrose Bryce
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Lun 4 Mar - 11:03

You will hear thunder and remember me,
And think: she wanted
storms.
En effet, à l’époque tout était prétexte à croiser le fer de vos lames, il t’avait appris l’art de mettre à mal un homme plus fort que toi, plus imposant que toi. Avec assurance et doigté. Il avait été un maître d’arme, un ami, un confident, une figure à suivre. À l’époque une vraie addiction, une vraie adulation. Une vraie osmose existait entre vous. Au point que tu es été deux fois plus touchée par son départ que Dorianne elle-même. Soupirant tu sais combien se battre avec lui, même juste pour s’entretenir était un pur plaisir, tu ne sais pas si c’est par pure contradiction, ou pour te punir et te montrer combien il t’a brisé le cœur que tu te refuses cette activité avec lui. Têtu et légèrement irritée qu’il ose remettre sur le tapis votre passé commun tu ne réponds pas son semblant de déception. Il n’a pas le droit de faire ce genre de réflexion après t’avoir littéralement abandonné comme une malpropre. Il n’a pas le droit de parler de votre passé comme le bon vieux temps. Comme si celui-ci avait eu une quelconque importance pour lui. Si ça avait été le cas, il ne serait pas parti. C’est ton point de vu. Et il ne changera pas. Ton léger grognement marque ton mécontentement sur le coup.

Un affreux sourire, et un rire mutin accompagne sa phrase. « Un prix à la hauteur ? Mais tu sais déjà ce que je rêve d’avoir » tu te tournes brusquement vers lui et te penches sur l’accoudoir pour chuchoter comme un mauvais commentaire sournois à se partager tout les deux. « Donne-moi la tête de ton roi sur un plateau, et nous serons enfin quittes et redevable de tout geste, pour le passé et l’avenir. » Brutal et sans détour. Pourquoi faire semblant, il sait mieux que personne l’amertume que tu as envers Louis. Pour tout ce qu’il est devenue et ce qu’il fait et ferra dans l’avenir si personne ne le stoppe. « Tu vois je suis gentille, je ne te demande plus de le quitter …. Juste de faire ceux pour quoi tu es douée. Effacer les erreurs des autres. Et il est ma plus grosse erreur…. » Froide, détachée, tu passes une main dans tes cheveux. Avant de reporter ton regard sur la salle. « Anakin est un très bon élément. Un bon soignant. Il ne m’a jamais causé soucis, mais il n’est pas indispensable pour autant. Il en pullule des centaines dans la ville qui veulent leur chance. Je pense surtout que j’ai repris ton Infant pour faire un charmant pied de nez à ta majesté. Pour lui faire comprendre qu’il ne peut et pourra pas tous contrôler. » Tes lèvres rouge sang s’étirent, un sourire de complaisance. Savoir qu’une infime partie de lui est pu être terrifiée par le fait que le contrôle qu’il a sur vous s’effrite me fais clairement jubiler. C’est galvanisant de savoir que pour une fois c’est moi qui lui rend la tâche compliquée. Et tu veux que je te dise. ? »

Tu croises tes jambes, venant poser ton coude sur l’accoudoir du fauteuil en velours. Suivant ton visage sur ta paume de main, tu le fixes droit dans les yeux avec un mince sourire espiègle et cocasse. « J’espère sincèrement que ta venue ici lui remonte aux oreilles. Qu’il commence enfin à douter de l’allégeance de ses hommes qu’il pense acquit. Qu’il sente sa paranoïa l’envahir le bruler, la colère le faire basculer, quitte à ce qu’il revienne me voir… Mais qu’il puisse enfin, et pour de bon, avoir peur de te perdre ….. Rien que pour savoir ce sentiment chez lui je suis prête à subir de nouveau l’affront de sa visite. » Presque mauvaise, outrageuse, tu montres ou tu fais en sorte de montrer que son départ n’est plus une peine pour toi, tu as surmonté sa trahison, son départ. Tu n’es plus aussi atteinte que dans les débuts de sa désertions. « Et si jamais personne ne lui confit ton petit rendez-vous avec moi, je me ferais un immense plaisir de lui susurre tout ce qu’il c’est passé à l’oreille comme une petite muse pour faire gonfler son égo abimé et sa peur de se retrouver seul » haussant les épaules tu viens pincer la lèvre inférieure en affichant tes petites canines. Comme une fée noire quoi ne cache plus sa noirceur dans l’âme, ne cache plus le sadisme et la mauvaise attitude dont elle serait capable à présent. Tu n’as plus aucun compte à lui rendre, ni aucun besoin de le protéger, tu as enfin compris qu’il ne te reviendrais jamais et tu as toi-même fais ton deuil de sa personne. Grâce au temps. Grâce à Lysandro. « Est-ce que tu peux m’offrir ce que je demande Amalrik ? Est-ce que c’est à la hauteur de tes espérances ? »
I can feel the butterflies multiply every time I meet your eyes amplified deep inside once I feel your skin on mine tho I try I can't hide all the ways I feel inside your everything I want in life
Pando


❝ Slowly, softly, drop rose petals on my closed lids.❞ My friends don't walk, they run. Skinny dip in rabbit holes for fun. Popping, popping balloons with guns, getting high off helium. We paint white roses red. Each shade from a different person's head. This dream, dream is a killer.
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Amalrich von Zedlitz
▌Beware; for I am fearless, and therefore powerful.
Amalrich von Zedlitz
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Date d'inscription : 21/01/2019
Sam 16 Mar - 0:25
Une trêve au nom de l'art


Plus que le plaisir d'écouter de l’opéra, ou le fait de remuer d'anciens souvenirs, c'était le devoir qui l'avait conduit à orchestrer cette rencontre. Le devoir et l'irritation lié à une dette impayée, il n'avait jamais aimé laisser ce genre de chose en suspens trop longtemps et ce n'était pas non plus son genre de faire comme s'il n'y avait aucune dette, ce qui nourrissait une certaine impatience qu'il couvrait derrière une politesse de façade. C'était ce que son père lui avait enseigné depuis son plus jeune âge. L'importance des apparences. Un noble doit toujours être maître de soi, ne rien laisser paraître. Surtout lorsque la personne en face joue clairement avec les limites de cette politesse.

Devant la proposition de Primrose, Amalrich afficha un sourire froid tandis qu'il usait de toute la rigueur de son éducation pour ne pas témoigner ouvertement de son agacement. "La tête d'un roi en échange d'avoir soigné un infant." Son sourire s'agrandit légèrement, de manière calculée, entre rictus et grimace, comme s'il se retenait de rire à une plaisanterie de mauvais goût. "Si j'ai pu te faire imaginer qu'Anakin avait une valeur équivalente, je m'en excuse." Répliqua-t-il, sans détour également. Non, il refusait qu'Anakin soit vu comme une faiblesse exploitable. Avait-il laissé croire cela en demander des détails sur la qualité du travail fourni dans la clinique ? Ou simplement Primrose avait vite compris que le dernier infant d'Amalrich bénéficiait d'une espèce de traitement particulier par rapport à ses précédents infants ? Si quelqu'un pouvait voir ce genre de détail, c'était bien elle. Quoiqu'il soupçonne plutôt une mesquinerie de la part de son interlocutrice dans le but de voir sa froideur polie s'effriter. Ce qui ne l'empêcha pas d'écouter attentivement l'avis de son ancienne élève.

"C'est bien ce qui me semblait. Je voulais simplement l'entendre de ta bouche." Commenta-t-il simplement tandis que Primrose disait qu'Anakin n'était pas indispensable et que cette proposition avait été motivé par le désir de faire un pied-de-nez au clan, mais surtout à son roi. La vampire continua son discours dans une attitude espiègle et provocatrice. Seul une crispation sur la canne trahissait la tension d'Amalrich devant l'éventualité que cette entrevue ne remonte pas aux oreilles de Louis. Il était tentant d'assurer que le roi n'avait pas à douter de sa loyauté, mais, n'était-ce pas le genre de parole auquel s'attendait son interlocutrice ? Il n'avait pas à lui dire le prix qu'il payait, la douleur qu'il s'imposait avec la broche qui lui perçait la chaire au niveau du coeur pour prouver sa loyauté envers Louis.

"Vraiment ?"
Répliqua-t-il à la place, sur un ton songeur, tel un joueur d'échecs qui bougeait une pièce avec lenteur en prévision de son prochain coup. "Même au prix de ton dernier havre de tranquillité ? Tu ne dois pas ignorer que si mon roi apprenait pour cette entrevue, je devrais forcément lui expliquer comment j'ai pu savoir où te trouver. Ce qui pourrait compromettre la neutralité de ce lieu à l'avenir." Toujours dans une attitude songeuse, il tournait entre ses doigts sa canne comme s'il soupesait l'éventualité de devoir s'en servir finalement. Cet argument pouvait lui être retourné, mais, la différence, est qu'Amalrich se préparait déjà à ce que chaque sortie tourne en embuscade. Il était un soldat qui vivait dans l'attente perpétuelle d'un nouveau combat. "Est-ce que ce sentiment vaudrait la peine de craindre une embûche à chaque opéra où tu voudras te rendre ? Ou..." Il laissa ce mot en suspens tandis qu'il se penchait à son tour vers son interlocutrice. "De risquer que ta propre loyauté soit mise en doute en retour ? J'ai cru comprendre que tu n'étais plus vraiment dans les bonnes grâces de ta Sire." Glissa-t-il, presque à regret de devoir recourir à cette carte. Il était normal de prêter attention aux rumeurs concernant le camp adverse lors d'une guerre, ce n'était pas pour autant qu'Amalrich aimait user de ce genre d'argument. Cela manquait de panache. Les joutes verbales n'avaient pas la même saveur que celle opposant des lames, ce qui ne l’empêchera pas de rendre 'parole pour parole' à défaut de rendre 'coup pour coup'. "Ne parle pas de paranoïa et d'ego abîmé à la légère comme si toute cette histoire ne pouvait avoir aucune répercussion sur toi." Avertit-il, soulignant que le cas d'Anakin était véritablement une lame à double tranchant pour toutes les personnes impliquées dans cette histoire.

Cette fois, il laissa échapper un soupir agacé tout en se redressant sur son siège. "Revenons au but de ma visite." Déclara-t-il, comme un rappel à l'ordre. À nouveau, il avait l'attitude ennuyé de celui qui voulait vite régler cette affaire. "Si c'est à moi de déterminer le prix, pourquoi pas... épargner ton italien si nos chemins venaient à se croiser ?" Proposa-t-il après un instant de réflexion. "N'imagine pas que cela n'aura jamais lieu. Cette rencontre est inévitable et tu sais très bien quelle serait l'issue d'un tel combat." Ajouta-t-il avec détachement. Ce n'était pas de la vantardise. La différence de niveau de par le nombre d'années d'expérience était évidente. Cela en était presque à se demander si cet échange-là était vraiment équivalent. La vie d'un Alpha en dédommagement de celle d'un infant... Bien qu'il comparait sans cesse les loup-garous à des chiens, était-ce véritablement un prix de la même valeur que la dette à rembourser ?

Alors qu'il allait souligner ce détail, les signes annonçant le début du spectacle se faisaient un peu plus sentir. Amalrich détourna son regard de son interlocutrice pour se concentrer sur la scène. "Je te laisse y réfléchir. Peut-être que Tosca t'inspirera." Souffla-t-il.

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