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Dark carnival, Mermaid on stage
Tasha White
▌Beware; for I am fearless, and therefore powerful.
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Messages : 36
Date d'inscription : 04/11/2018
Age : 29
Localisation : Under the sea
Sam 29 Déc - 22:12

Trois mois, ce qui donne environ 91 jours, que je n’ai pas parlé avec ma mère, elle a tout essayer pour reprendre contact avec moi, pendant un mois j’ai fait la sourde oreilles et l’ai ignorée... Un peu gamin comme réaction je l’avoue, alors j’ai décidé de faire une trêve d’un jour, j’ai décidé d’accepter de l’écouter, voir si elle allait me donner des réponses. Mais têtue comme elle est, elle n’a rien voulu m’apprendre de plus, de ce fait je lui ai simplement dit que si elle voulait que je lui reparle un jour, il allait falloir qu’elle vide son sac sérieusement. Deux mois sont passé depuis et elle ne m’a toujours rien dévoilé mais tente de prendre de mes nouvelles comme si de rien n’était.
Ça fait aussi trois mois que j’ai fait mes premiers pas au Lost Paradise, le cabaret de ma sœur. Au début je n’y suis rentrée que pour me rapprocher d’elle et lui annoncer nos liens de sang, mais il s’avère que lui lâcher la vérité semble plus compliqué que prévue. J’essaye tant bien que mal de trouver un moyen de parler avec elle, mais ce n’est jamais le bon moment. Et puis je me suis attachée à cet endroit, à nos entrainements, au boulot, aux collègues, je m’y plais et j’aime ce que j’y fais... Peut-être qu’après mes études je pourrais me faire embaucher réellement ? Ou alors je vais noyer toutes mes chances en apprenant à Amalia la vérité.

En me levant ce matin et après avoir vu les trois appels manqués, deux messages vocaux et sept sms de ma mère j’ai décidé qu’il été temps que j’aille enfin voir Amalia pour lui dire la vérité et pour chercher des réponses auprès d’elle, sachant que le soir je devais m’y rendre pour travailler, je me suis motivée toute la journée. Et comme tous les jours je me suis un peu dégonflé en arrivant devant les portes, j’ai tenté de me remotiver et me donner courage en mettant ma tenue, n’étant pas sur scène ce soir je m’occupais de servir la salle. Je ne sais pas pourquoi j’ai si peur de lui avouer qui je suis, elle m’intimide un peu et puis je n’aime pas penser à l’hypothèse qu’elle pourrait ne pas accepter la vérité et me mettre dehors.
C’est Theo qui fait le show ce soir, elle est impressionnante sur scène, j’aime bien m’arrêter de temps en temps pour la regarder, j’apprends beaucoup grâce à elle, plus que dans mes cours. Comme je ne suis pas sur scène, je m’occupe de servir les tables. Ce n’est pas la chose la plus difficile, prendre les commandes et les déposer sur la bonne table question d’agilité, d’équilibre et de mémoire. Non le plus compliqué, c’est de gérer l’ardeur des clients, oh ils savent se tenir mais il y en a tout de même qui ne se privent pas pour lâcher des petits commentaires, faire des allusions ou même nous observer de haut en bas sans gêne et sans honte comme si nous étions des cookies moelleux.

Tout le long de la soirée, je me suis répétée les phrases que j’allais dire à Amalia, je me faisais toute la scène, ou les scènes différentes, corrigeant mes phrases et actions pour être sûr de lui annoncer de la façon la plus simple et parfaite pour ne pas qu’elle me rejette. Une fois la situation parfaite trouvé dans ma tête, il fallait que je trouve un créneau pour aller lui parler, mais le travail étant plutôt intensif, il est difficile de trouver un moment calme. La soirée se déroulait plutôt bien les clients avaient l’air satisfait, le bar avait bien marché et les pourboires étaient bons. Tout été quasi parfait, jusqu’au moment où la voix colérique de Theo me surprend, dans un sursaute je vois mon plateau vaciller et je fait tout pour que rien ne s’étale au sol
Ce n’est pas dans son habitude à Theo de se mettre en colère, quelque chose a du se passer avec un client, du coup je me dépêche de poser mon plateau afin d’aller voir ma collègue pour lui prêter main forte en cas de besoin. Quand j’arrive sur place Amalia est déjà auprès de Theo alors je le dépêche de les rejoindre pour savoir ce qui se passe.


i don't have an attitude problem.
Keep rolling your eyes. Maybe you'll find a brain back there. I love sarcasm, it's like punching people in the face... but with words!
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Amalia E. Gray
▌My identity is through that line.
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Date d'inscription : 09/11/2018
Localisation : Le Lost Paradise
Mer 9 Jan - 21:29


Dark carnival, Mermaid on stage
ft. tasha white & theodora blossom

Cela faisait moins d’un an qu’Amalia s’était lancée dans sa nouvelle aventure le « Lost Paradise Cabaret ». Une idée qui lui avait popée dans la tête, alors que Laurianne (sa fille adoptive d’un autre temps) était entrain de vivre ses derniers moments à la clinique. C’est pour la voir une dernière fois qu’Amalia était revenue à la Nouvelle-Orléans. Elle avait appris que Laurianne avait un cancer généralisé et qu’elle était en phase terminale. Pendant le temps où elle avait veillée sur elle, Laurianne lui avait raconté toutes les aventures qu’elle avait vécut et Amalia lui avait parlé des siennes. La sirène était heureuse d’apprendre que la vie de celle qui avait été sa fille, pendant un temps, avait été bien remplie. En revenant à la Nouvelle-Orléans, elle n’avait plus voulu la quitter, elle en était déjà tombée amoureuse dans les années 50 et son amour n’avait pas flétri. Elle y avait retrouvé sa vieille maison à la peinture bleu-verte, entourée de plantes, c’était presque comme si elle n’était jamais partie et pourtant, plus de soixante ans s’étaient écoulés. De son ancienne vie, il ne restait que cette maison ainsi que les portraits d’elle alors qu’elle se présentait sous le nom d’Eponine Gray. Ne voulant pas repartir de suite, elle avait décidé de rester et avait racheté des locaux dans le centre-ville qu’elle avait rénové et transformé en cabaret. En quelques semaines, le Lost Paradise était devenu un endroit incontournable de la ville et les foules s’y massaient.

Nous étions en début 2019 et Amalia se massait la tête devant son ordinateur et ses cahiers de comptes. Elle n’arrivait pas à réfléchir à cause d’un mail qu’elle avait reçu plus tôt dans la matinée. Jamais, oh grand jamais, elle n’aurait imaginé recevoir un tel message. Pendant une seconde, Amalia avait cru à une blague, mais la chose était tout bonnement impossible.

« Bonjour Margaret,

Je sais que tu ne veux plus entendre parler de moi, mais s’il te plait, lis ceci jusqu’au bout.
Tu as une soeur, elle s’appelle Tasha et tu ne peux pas nier votre ressemblance, vous avez toutes les deux des cheveux de feu et de magnifiques tâches de rousseurs.
Elle s’est présentée il y a quelques temps chez toi, elle a quitté la maison et elle ne veut plus me parler. J’aimerais que tu prennes soin d’elle, s’il te plait. Elle est ta soeur, si tu ne le fais pas pour moi, fait le pour elle.

Victoria. »


Amalia avait bel et bien embauché une jeune fille s’appelant Tasha Fontaine quelques mois plus tôt, elle était serveuse et danseuse, elle était même plutôt douée et, bien qu’Amalia n’ai encore pas prit le temps de la connaître, elle semblait être une personne de confiance. Ce mail venait tout remettre en question. Tasha était donc la soeur d’Amalia et celle-ci était partie de la maison, mais cela n’expliquait pas comment la mère des deux jeunes femmes savaient qu’Amalia travaillait au Lost Paradise… Ce mail avait donc travaillé la jeune femme durant toute la journée, à tel point qu’elle n’avait pas réussit à se poser une seconde pour faire les comptes. Il fallait qu’elle parles avec Tasha, mais elle n’avait pas voulu le faire avant le service : le travail c’est le travail, on ne mélanges pas vie privée et boulot.

Alors qu’Amalia se servait un verre de whisky afin de se détendre un peu, elle avait été interrompue par l’un des serveurs. « Madame, vous devriez venir. » Semblant paniqué, Amalia avait posé son verre sur son bureau et s’était précipité à la suite du serveur. Il l’avait conduit jusqu’à une alcôve en retrait, comme le Lost Paradise en possédait plusieurs, où Amalia pouvait déjà entendre Théodora, l’une de ses danseuses, s’égosiller sur un client. Amalia s’était interposée entres les deux, encore plus énervé qu’auparavant. « Qu’est-ce qui se passe ici ? » Amalia venait de remarquer la présence de Tasha. « Toi, tu retournes à l’intérieur. » avait-elle dit au serveur. Elle ne demanderait pas à Tasha de retourner en salle, autant qu’elle soit présente pour voir Amalia en action et puis elle aurait tout le temps de lui demander de prendre ses affaires et de ne plus jamais revenir une fois que la situation serait terminée. Amalia ne voulait rien avoir à faire avec sa mère et c’était la faute de cette Tasha si sa mère l’avait retrouvée, cela ne lui plaisait pas du tout. Elle reportait son attention sur Théo. « Qu’est-ce qui se passe Théo ? Qu’est-ce qu’il a fait ? » Bien qu’Amalia connaisse le caractère explosif de sa danseuse, elle savait pertinemment qu’elle ne s’énervait pas sur les clients aussi facilement, il fallait vraiment que celui-ci soit allé trop loin pour que la belle rousse agisse ainsi.

(c) Caelesti Lapsu




Ev'ry time we say goodbye I die a little, every time we say goodbye I wonder why a little. Why the gods above me, who must be in the know, think so little of me they allow you to go.
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Théodora Blossom
▌Humans after all.
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Date d'inscription : 09/11/2018
Lun 14 Jan - 16:43


Dark carnival, Mermaid on stage
ft. tasha white & theodora blossom

Une heure lambda, dans une journée lambda. Tu joues avec les petits parasols usagés que les clients laissent sur le comptoir. « Tu te fatigues pas trop ça va ? » Tu lèves les yeux vers Hugo, un des multiples serveurs du cabaret. Bon pas un simple serveur…. Il se peut qu’un soir en mal d’amour, tu es invité le blondinet plutôt sexy dans son genre, à boire un verre, puis deux. Et finir peut être dans son appart. Enfin des histoires comme celle-ci son légions. Pour ne pas dire habituelles, il t’arrive même de ne pas reconnaître certain…. « Coup d’un soir » quand ils se pointent la bouche en cœur en pensant que tu as juste oublié de les rappeler. C’est adorable de voir leur visage se défigurer quand tu leur demandes « qui tu es » et qu’ils comprennent qu’en fin de compte c’est la dernière fois qu’ils pourront te voir. Hugo, c’est compliqué, il travaille avec toi …Erreur de jeunesse de mélanger boulot et sexe. Mais il le prend plutôt bien en fait, il a surtout dû faire avec. Car toi, savoir séparer les deux c’est aussi simple que de claquer des doigts. « Écoute, on s'est bien marré, ta pris ton pied et j’ai pris le mien, mais ……sa s’arrête là, c’est tout, on est adulte. Je te trouve sexy, ben j’ai voulu … je vais pas te faire un dessin ? » Le tact et toi, c’est l’eau et l’huile. « J’ai la flemme ce soir » celui-ci soupire grassement. « T’as toujours la flemme de tout … T’es irrécupérable ! » tu lui souris avant de lui planter un parasol dans les cheveux avant d’aller te préparer, ce soir après l’effeuillage, c’est ton tour pour une pôle danse. Le salon commence à se remplir, des habitués comme des nouveaux. Des gens seul, ou accompagner, le Lost Paradise n’est pas un vulgaire cabaret de fille de joie.

C’est un lieu de spectacle, un lieu de joie, de fêtes, alors il arrive que des familles viennent admirer les spectacles. Ce n'est pas sexuelle, c’est séduisant. Ce n'est pas outrageux, c’est sensuelle. Dans les loges, derrière la scène principale les danseuses. Dont toi et la petite nouvelle fait partie d’ailleurs, Tania ? Ou Tara … Un truc dans le genre, ne t'a pas retenue. En même temps tu t’en fou un peu. Une nouvelle tête ou pas tant qu’elle sait faire son travail ça te vas. Dans l’ensemble, la soirée s'est passé sans encombre. Comme d’habitude diraient les autres. « Tu n'as pas vu Aly » tu secoues la tête sans même comprendre ou réfléchir, ce n'est pas t’es oignons ce que les autres font. « Non-sérieux ça fait une demi heure que je la cherche. » Tu te retournes brusquement « putain, mais j’ai la gueule de celle qui la vu passer ? Je sors de scène … Je ne sais pas ou est Aly ! » Son grognement t’agresse les oreilles, tu roules des yeux. Ce n'est pas le service des objets trouvés ici, en enlevant tes bijoux tu entends un violent coup de porte s’ouvrir et le voici de retour en suivant cette fameuse Aly. Un scandale frappe à la loge, elle est en pleure, sa tenue légèrement déchirée, les cheveux en bataille. Le visage choqué. Tu reconnais ce regard, même si c’est différent, tu peux le comprendre. Instinctivement, tu te lèves et tu t’approches avant de stopper le jeune homme brusquement en lui tenant Le Bras « je m’occupe d’elle, sors » ton regard montrait la détermination de cette phrase, s’il ne sortait pas par lui-même, tu le ferais, et le cabaret connait ta fâcheuse tendance à être violente. Celui-ci soupire avant de prendre la porte de sortie des loges.

« Qu’est-ce qui s’est passé… » Assisse en tailleurs devant elle tu lui tends une chopine de vodka aussi petite qu’une pochette à main. Elle la saisie d’un coup d’un seul et la boit d’une traite, après quelques minutes de silence. Elle déballe tout ce qu’il s’est passé, tout, dans les moindres détailles. Allant au plus claire et plus crue de ce qu’il s’est produit. Pas un mot, pas une expression, seulement tes yeux fixés sur elle, tu dégoupilles d’un coup. Même pas changée, ni démaquillée tu avances comme un buffle dans un troupeau de moutons. Le visage fermé, sombre. « Il est dans une alcôve … Formule repas et spectacle » tu traces sans demander ton reste, au passage d’une des serveuses tu entour sa taille d’une main la faisant pivoter, desservir son plateau en bois vernis. Tu lui embrasses la joue avant de saisir la planche ronde de service de boisson en main, fermement. Elle ne semble pas comprendre ce geste, curieuse, elle rougit un peu même d’avoir fait partie de ce petit spectacle de table. « Mr Adler ? » Celui-ci sourit comme un bon petit tas de merde au fond de sa banquette en vu directe sur la scène, ce petit sourire s’associe à ta colère qui monte « règlement 6 alinéa 6.3 : les serveuses sont en droit de refuser de servir un client, si et seulement si, celui-ci est en infraction avec l’une des règles de l’établissement. Si le client souhaite une compensation au dérangement ; s’adresser directement à la direction des lieux. Alinéa 6.8 : les clients n’ont pas le droit de toucher, violenter, abuser, ou agresser d’une quelconque façon physique ou morale le personnel de l’établissement. En cas d’infraction, des sanctions financières et administratives seront alors légalement présentées à l’accusé. » Tout en récitant les points importants que tu juges approprié au contexte tu te défais de tes hauts talons et monte les deux pieds sur la banquette. Le regard ahurit du client qui ne sait plus ce qu’il se passe te tirer un sourire outrageux.

« Personnellement, pour des connards comme toi je préfère la manière la plus simple et directe » sans lui demander la permission alors qu’il s’apprête à se lever, tu lui balances, c’est le mot, les deux mains tenant le plateau. Tu lui envoies un violent coup de plateau à la figure pour le faire s’effondrer sur son séant. « Je te promets que si tu ramènes encore une fois ton gros cul de sale porc ici je te jure que tu repartiras la queue sur un plateau d’argent ! » tu te poses sur tes genoux en face de lui et plaque tes mains sur sa chemise pour la saisir au col et le tenir contre le mur « qui t’a donné le droit de la toucher hein….. ? Ton fric ? Ton statut ? Ta gueule ? » la voix féminine derrière toi qui hurle, tu la reconnaîtrais parmi des centaines. La directrice en personne, Amélia. Tu soupires, tu commences juste à t’éclater. « Il se passe que ce porc s'est permis de toucher une serveuse, elle est en état de choc dans les loges si tu veux voir l’état dans lequel il la mise …. » tu redescends de ta banquette et laisses tomber le plateau au sol « cpas cool, je commençais juste à m’amuser avec lui » tu soupires en fixant le client mortifié et saignant sans complexe, ta patronne à quelques centimètres de toi, tu comprends aussi qu’il y à la nouvelle. Tu grinces un peu des dents, ne plus être la rouquine quelque part te manque, vous êtes trois à présent. « J’assume totalement ce que j’ai fais » tu préfères lui dire avant qu’elle ne te jette un regard mauvais. Avoir entendu la détresse d’Aly t'a ramené des années en arrière, des années passé ou tu n’étais pas la femme forte que tu es aujourd’hui. Le temps ou tu étais soumise, ou tu lui étais soumise. Ou il en a profité, ou tu ne pouvais pas refuser. Tu t’es implicitement énervée, contre elle, contre ce client, contre toi-même. Cette colère ne quitte pas, et tu ne veux pas la perdre.

(c) Caelesti Lapsu




We paint white roses red
Each shade from a different person's head.
The normals, they make me afraid.The crazies, they make me feel sane. So what if I'm crazy? The best people are!Mélanie Martniez

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