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Le cirque est un bout de monde, où chacun y fait le sien (adrian&apollo)
Apollo-Jules Moreau
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Apollo-Jules Moreau
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Lun 10 Déc - 21:23

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Elle lui avait demandé — supplié ? — de ne plus venir voir son spectacle, parce qu’elle en avait marre de le gérer après. Il était collant, trop aimant, trop brulant, trop harcelant, trop trop. Oui, c’est vrai que quand Saki se tordait, A.-J. s’émoustillait. Il avait très souvent ce côté un peu euphorique qu’il avait envie de partager à tout le monde. Surtout à Saki, mais elle excellait dans l’art de l’éviter et le semer. Faut dire qu’elle avait de l’entrainement. Une mouche qui ne quittait pas le cul de son cheval. Une mouche avec du miel… quand même ! C’est plus correct.

Soit, il évitait d’aller regarder, puis en vrai il connaissait le numéro par coeur. Il n’avait qu’à fermer les yeux et écouter le musique, il savait exactement dans quelle position elle était et la partie qu’il préférait, ses chevilles, ses épaules ou les os de son bassin disloqué, … Pour passer le temps, il jouait un peu de violon — à défaut d’avoir ramener son instrument aujourd’hui — avec un autre musicien dans l’âme qui travaillait là-bas. Il attendait son tour et A.-J. Avait rien d’autre à faire. C’était pas plus mal, sinon il se serait encore fait une indigestion à la barbe à papa et au popcorn en attendant que Saki finisse ou qu’il trouve une occupation. Allez regarder le numéro de Saki…

L’artiste devait aller sur scène avec sa soeur jumelle et voilà Apollo de nouveau sans occupation. Il allait peut-être les regarder, errer côté public, longer les gradins et faire son contemplatif. Il regarderait les visiteurs, parce qu’ils sont toujours très drôle à observer. Puis finalement, il sortit. L’odeur du pop-corn… Il n’a pas pu résister. Il n’y avait rien que A.-J. aimait plus que le pop-corn. Peut-être la chantilly, ou le saucisson sec… Il resta un moment devant l’entrée du cirque après en être sorti et fermait les yeux pour juste apprécier la lumière du jour et l’air humide et lourd. Il n’aurait pas été contre une petite brise un peu fraîche…

La petite boite de pop-corn dans une main, les grignotant un à un de son autre main, il se laisser porter par l’ambiance. Puis quelque chose lui plut, qui représentait bien la magie du cirque, toute son âme, alors il l’immortalisait avec son polaroid. C’était pas très bien cadré quand on regardait dans un premier temps, mais au contraire. Il se focalisait sur un détail, un mouvement, une émotion cachée. Ce que ses yeux avaient vu et comment il l’avait ressenti avec ce qui lui restait étrangement de candeur et parfois une petite note de dérangeant.

Content de sa petite photo, il allait directement la collé avec toutes les autres. Près des toilettes publics du cirque… C’était là que les gens attendaient le plus, alors. Puis, il n’y avait qu’un bout de mur ici. Cela avait aussi commencé qu’avec une, qu’il avait collé là comme ça sans réfléchir et elles sont toutes venues trouver leur place ici. Il arrivait alors vers son mur en béton, gai comme un pinçon. Il s’arrêtait net en y voyant quelqu’un, penché devant cet explosion de photo, placardé à l’air libre. Certains étaient à peine lisible, éclaircit par le temps et le soleil, d’autre manquait à certain endroit, des gens qui s’était servis et ce n’était pas un mal. Si cela pouvait « toucher » quelqu’un, pourquoi pas. Si Apollo venait les coller là, c’était bien pour les partager.

Il reprit sa marche, mais plus calme et lentement, passant dans son dos, sa photo et son appareil polaroid. Il arrivait sur le côté, faisait un grand arc de cercle pour arriver à lui, alors qu’il aurait été plus simple et rapide d’arriver tout droit. Il ne voulait pas être rapide, il voulait prendre son temps pour observer ce curieux. Beau gosse… Il esquissa subitement un sourire et eut l’air d’apparaitre à côté d’Adrian. Il était dans la même position, juste à côté de lui et tentait de voir ce qui pouvait l’intéressé comme ça. « Qu’est-ce qui y’a ? » demandait-il, comme s’il avait l’air embêté par quelque chose.

Son épaule, comme aimanté fini par prendre appui sur le mur, toujours ses mains dans le dos. Il le dévisageait de la tête aux pieds pour mieux constater ce qui lui faisait face. « T’attends ta meuf qui est aux chiottes ? » Lui demandait-il, aussi simplement qu’il lui aurait demandé l’heure. « Dommage, y'a un numéro d'acrobate vraiment sympa à regarder là, tout de suite maintenant... Sous le chapiteau... » se sentait-il obligé de lui préciser qu'il était au cirque.

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Adrian A. Sykes
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Dim 16 Déc - 13:28



Le cirque est un bout de monde (...)
Appo  & Adrian

Le regard perdu parmis cette foule joyeuse de visiteurs me laissait quelque peu perplexe. De grandes toiles colorées semblaient être installées ici depuis des années. Jamais je n'avais pris le temps de venir explorer cet endroit, et toute cette joie aveugle et naïve des enfants et des familles m'aurait presque donné envie de vomir si je n'avais pas une once de retenue. Je détestais ces humains qui pouvaient être émerveillé devant n'importe quelle animation, ridicule. Tout était ridicule à la limite de l’ostentatoire.  Ces odeurs sucrées éveillaient en moins aucune envie gourmande subtilement bien vendue par deux jeunes demoiselles. De larges panneaux de bois semblant dater du siècle dernier ou bien plus, indiquait les numéros présents ici ainsi que les bizzareries mises en avant. Ridicule. Je n'étais pas naïf, cet endroit était comme une SPA pour créatures sous couvertures de spectacles somptueusement bien orchestrés. C'était malin. Très ingénieux, mais cela ne trompait personne. Enfin surtout pas quelqu'un comme moi. Quelque chose de puissant flottait autour de moi. Un sortilège de dissimulation ou de dissuasion. Quelque chose qui indiquait clairement que tout n'était pas à voir ici. Intéressant. De lourds grognements animal venaient alors aider mon esprit à rejoindre l'instant présent. Les immenses cages dans lesquelles se trouvait des fauves présentaient des colocataires bien agités. De la peur. Ces créatures ont la fâcheuse tendance à ressentir ce qui n'est pas normal. Ce qui est mauvais. Mon regard se planta un instant dans celui de l'un des tigres. Un duel non égalitaire entre l'animal et ma personne venait de commencer. Les crocs dehors, la bave sur les babines et des vocalises provocantes. De mon côté le calme plat. Inhumain. Froid. Sombre. Quelques instants après la bête vint alors se mettre en boule dans un coin. Au moins elle savait qui de nous deux était réellement à redouter.  A quelques mètres de là, les chevaux magnifiquement bien préparés et coiffés semblaient eux aussi comme en témoignait les fracas de leurs sabots, provoquant des nuages de poussière autour d'eux. Un sourire vint alors étirer mon visage si calme et sûrement trop froid pour être rassurant.

Je finis par avancer avec cette même allure. Je n'aimais pas les cirques. Enfin je n'aimais pas tout. Les applaudissements émanant du chapiteau principal me prouvait que j'étais bien en tord de ne pas apprécier tous les spectacles. Sans que je ne m'en rende compte, mon regard avait été attiré par une petite guirlande de photographies à quelques mètres de moi. Curieux. Qu'est ce que ces images venaient faire ici? Dans le vent?  Je venais alors admirer ceci de plus près, occultant totalement ce qu'il se passait autour de moi. Oubliant ces hennissements de panique et cette douce mélodie venue du fond de la forêt que j'avais vaguement entendu à mon arrivée. Alors que mes doigts parcouraient minutieusement l'un des polaroids suspendu une voix semblait vouloir attirer mon attention. Je ne comprends pas. Je n'attends rien ni personne. répliquais-je avec un ton aussi glacial qu'un vent polaire. Un léger regard condescendant vint se poser sur ce gamin. Je ne comprenais pas ses familiarités et je trouvais cela extrêmement déplacé. Merci de me rappeler où je me trouve. Comme si je n'avais pas remarqué où j'avais mis les pieds.   Je me fiche des acrobates. Ceci ne représente aucun intérêt pour moi. dis-je alors que je finis par declipser une photo suspendue pour la regarder avec plus d'attention. Je ne m'attardais jamais sur des détails aussi peu importants que des élucubrations artistiques d'un artiste inconnu et pourtant j'apprécie ceci.

Je la glissais alors dans la poche intérieure de ma veste sans me préoccuper du reste avant de glisser mon regard le long de ce fil tendu. Maladroit. Techniquement instable. Mais audacieux. Audacieux … inventif. Définitivement amateur mais intéressant. Personnel … sans prétentions. je me laissais aller à un commentaire à haute voix alors que chaque photo passait sous mon oeil expert. J'aimais cette maladresse brute. Ce regard étrange et banal. Cette simplicité et ces angles tordus mais définitivement bien choisis. Le regard était attiré par des éléments intéressants mais pas ceux que l'on pourrait imaginer au premier regard.  Je décrochais ainsi plusieurs de ces captures avant de lever le nez vers le jeune homme à côté Je veux savoir d'où elles viennent … je suis intéressé. Pour la politesse on repassera mais cela avait réussi à éveiller ma passion pour les choses uniques et belles. Pour ces formes d'arts que j'aime regarder et que je pourrais prendre plaisir à partager en récoltant la gloire d'avoir su trouver un énième bijou caché parmi des millions de cailloux difformes et sans valeur.

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Apollo-Jules Moreau
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Dim 16 Déc - 23:36

Message Man - Twenty Øne Pilots

Apollo l’avait un peu agressé avec sa question. En approchant tout simplement, venant entrer dans son espace personnel sans prévenir, se payer en plus sa tête pour le couper dans la contemplation de cet art qu’Apollo voyait simplement comme une inspiration. Une expression de lui même qui avait eu envie de s’imposer ici et fleurir sur ce bout de mur. Il sourit quand l'homme répondit à sa question. « Ah bah ça tombe bien, moi pareil… » oui, il n’attendait rien, ni personne. Et je ne comprends pas grand chose parfois. Il n'avait rien d'autre à faire que de rester là. Il avait simplement prit une photo et comptait la coller, mais maintenant ou plus tard… Peu importait. « Alors là, c’est moi qui comprends pas… » s’il n’aimait pas les acrobates. « Votre truc, c'est les chiottes publics en fait ? » Lui demandait-il avec une touche d'insolence ; sa façon savoir ce qu’il faisait ici.

L’homme était si charmant, mais il avait vite reporté son attention sur les photos. Apollo ne bougea pas, restant sur le mur, en partie sur des photos et observait le blond. Il l’ignorait. Pire, j’existais même plus. C’est un flic ou quoi ? Il cherche quelqu’un… Il levait un sourcil, le voyant prendre une photo, puis une autre. Il trouvait son attitude bizarre ou douteuse. C’est qu’il voyait rarement les gens les prendre, elles disparaissaient, c’est tout. Ou alors ils étaient hésitants, regardant autour d’eux parfois comme s’il se préparait au vol du siècle. Ce n’était pas écrit qu’on pouvait se servir, mais c’est vrai que les trous au milieu de l’agglomération des autres laissait un message subliminal. L’homme, il était trop confiant. Pas une seconde, il aurait imaginé qu'il avait simplement pu le toucher avec ses images. Non, il avait carrément autre chose en tête. Est-ce qu'il coucherait avec homme ? Non, avec moi, cette créature étrange et sauvage que je suis.

« Mais t’es là pour… » et il ne put finir sa phrase, car le démon lâchait tout un tas de mot… comme une charade. Il écarquillait les yeux, perplexe. Il avait l’air si occupé qu'A.-J. en profitait pour décoller le film derrière la photo et la rendre autocollante. Le tout d'une main experte, toujours dans son dos, l'appareil dans l'autre main. Et ouais, tu peux pas test ! Il allait la collé, juste là, à sa cuisse, en catimini... mais l’étranger eut si subitement besoin de lui. Apollo le regardait avec un certain dédain. « Pourquoi ? Tu lui veux quoi ? T’es un flic ? Y’a un soucis ? Il sait pas toujours qui il prend en photo sur les clichés, j'pense pas qu’il pourra t'aider… » dit-il en penchant la tête et regardant par-dessus l’épaule d’Adrian. « Enfin sinon, j'crois que c’est lui là-bas » hésitait-il avec un mouvement de tête dans une vague direction derrière Adrian.

Il attendit qu’il se retourne, colla la photo pile là où l’homme en avait décollé une et d’un même mouvement, il glissait son ploraid dans la poche de sa veste en jean. Il eut l'âme soudainement plus joueuse. Il se demandait s'il allait le remarquer la photo. « Ah non, j’ai mal vu. C’est un des clowns… » fit-il avec un petit sourire faussement innocent. Surtout qu'il n'y avait personne. « Hey dis, tu t'appelle comment ? » Avait-il déjà oublié qu’il cherchait à savoir ce qu’il voulait au « photographe ». Il ne se considérait pas comme tel. C’est que quand il s’est retourné, j’ai eu chaud d’un coup. J’ai changé d’objectif. Tant pis s’il me coffre l’éventuel flic…« J'imagine bien un truc genre John... Ou Daniel ? Non... Hm... Tu ferais un beau James ou Bryan... »

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Adrian A. Sykes
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Lun 17 Déc - 12:58



Le cirque est un bout de monde (...)
Appo  & Adrian

Mon attention accaparée par ces photographies miniatures je ne réalisais pas vraiment que la personne à côté de moi tentait de communiquer avec ma personne. Je relevais d'ailleurs un index à son encontre lui signifiant tout simplement de se taire. Imposer le silence en ce moment d'intense réflexion me semblait être la plus juste des attitudes. Pas un seul regard ne lui avait été adressé, ce dernier étant beaucoup trop intéressé par ce que je tenais entre mes doigts avec une délicatesse peu commune pour un démon. Tu es bruyant. C'est ennuyeux. Je veux parler à l'auteur de ces clichés. Je veux savoir qui il est. Voyons. N'as donc tu jamais vu mon visage dans une revue? Oh … peut être que ce ne sont pas les lectures de ce type qui sont dans ta bibliothèque. Je suis le directeur du Art Center de la ville. -  Passons donc sur cet affront. Misérable dans cette vie d'homme faussement libre je n'exigeais pas qu'une personne comme lui puisse connaître la finesse d'esprit et l'influence d'un “homme” comme moi. Une banalité d'esprit qui me semblait ma foi relaxante à défaut d'être particulièrement repoussante et agaçante. Était-il tombé sur l'un de mes bons jours? Oui sûrement. En avait-il conscience ? Ceci était impossible.  Alors qu'il pointait une direction opposée à la mienne du bout des doigts je tournais légèrement ma tête afin d'observer quelque chose qui visiblement n'existait pas. L'humour est loin d'être l'une de mes plus imposantes qualités. Méfiez vous de ma patience. dis-je avant de retourner dans l'admiration des détails des photos.

Mon regard se posa immédiatement sur la nouvelle photo ajoutée. A peine mes doigts eurent touché le bout du papier brillant qu'une vision vint se glisser dans mon esprit. Je revois ces doigts longs et fins presser le bouton de l'appareil photo ancien, une lumière naturelle et douce et ce cliché prendre ces couleurs actuelles. C'était donc lui. Cela rejoignait mon interprétation. Maladroit, non professionnel mais intriguant et unique. J'aurais presque pu me vanter de pouvoir reconnaître quelques traits de personnalité de cette manière mais je préférais pour une fois masquer ceci. Ce sont les vôtres n'est-ce-pas ? … C'est dommage de ne pas avoir confiance en soit à ce point. Moi qui crevait d'une confiance excessive en ma personne j'avais du mal à comprendre cette vantardise inexistante. Je glissais ainsi cette ultime photographie avec les autres au fond de ma poche, remettant d'un revers d'épaule ma veste légèrement tombante. Adrian. Adrian Sykes. dis-je avec une grande fierté avant de sortir presque illico une de mes cartes de visites sur laquelle mon nom était inscrit de grandes lettres dorées invitant alors à la visite de ma galerie d'art. Cela dit James, John ont fait partis de mes alias durant les siècles. James O'Connor dans les années 60 et John Walker au début des années 20. De belles époques. Bien que l'attribut James ait été très peu utilisé en raison de mes rarissimes apparitions terrestres.

Je finis par relever le menton avec fierté et élégance avant de pivoter pour faire demi tour. C'est dommage. Moi qui voulait organiser une petite exposition de jeunes talents locaux. je retrouvais alors le pas en direction de ce chemin de sable et de petits cailloux. Il viendrait à moi. Ils finissent tous par venir à moi si leur vanité et curiosité est justement stimulée. Je retrouvais le chemin de ces immenses cages de métal au bord desquelles les fauves venaient se presser avec peur et curiosité. Posant ma main sans crainte contre l'un des larges barreaux d'acier je laissais un lion venir poser son museau contre ma peau. Comme si son désir de tâter la puissance du danger domptait sa peur. Pas un grognement. Pas un croc dehors. Une attitude doucement soumise qui me donnait un sentiment de puissance délicieusement appréciable. Les animaux à la différence des hommes savent quand quelqu'un d'important se présente à eux … dis-je en ressentant la présence du photographe non loin de moi. Assez fort pour que cette pensée aille jusqu'à lui.

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Apollo-Jules Moreau
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Mar 18 Déc - 0:04

Message Man - Twenty Øne Pilots

Il allait parlé, oui mais voilà qu’un doigt l’arrête dans son élan. Il louchait un instant dessus, avant de jeter une mine renfrogné à l’homme. Il se prend pour qui ce con ? Je suis pas chien, et encore moins son gosse. Hey tu sais quoi ? Le laquais, il t’emmerde…Tu sais que je suis quand même beaucoup plus mignon que certaines personnes sur ces photo. Mais regarde ce bibendum, tu crois pas qu'il a pas assez manger de pomme d'amour. Lààà ! Regarde, un anaconda qui avale un oeuf d'autruche. Regarde moi !... continuait-il à ruminer dans sa tête, finissant par un simple flot d’insulte. Et pendant qu’il gardait tout à l’intérieur, observant l’étranger devant ses photos, il cherchait à coller celle qu’il avait prit il.y a quelques minutes. Il se redressait brusquement, entre surpris et agacé par ce qu’Adrian avait dit sur lui. Puis, il haussait seulement une épaule en secouant la tête, la mine dubitative. Il ne voyait pas du tout qui il était. Mais il est tellement sexy. « Bruyant ? Mais tu m’as pris pour un immeuble placé à côté du dépôt de tramway ou quoi ? » Avait-il seulement commenté dans un premier temps. Seul détails qui méritait d’être relevé à son gout.

Contrairement au démon, l’humour, Apollo adorait ça. Il ne s’en lassait jamais, surtout quand il pouvait emmerder les gens avec. De la pure insolence. Lui, ça le faisait rire. Il feint de voir le fameux photographe passé juste derrière eux, détournant ainsi son attention et collait la photo sur le mur. Il avait vite fait de ranger ses mains et retrouver sa position alors que l’inconnu se retournait. Il lui demandait son prénom, après lui avoir demandé s’il était flic. « Méfiez vous de mon humour… » répliqua t-il du tac-au-tac avant de ricaner avec une sorte d’innocence, mais à bien y regarder, ce n’était que de l’inconscience et une touche de... Il y avait plus d'une case qui lui manquait à celui-là.

Il reprit alors son sérieux quand Adrian avait reporté son attention sur le mur et vit alors le petit détail. Il l’avait vu la nouvelle photo. Un petit rictus satisfait et conquit brillait aux coin des lèvres d’A.-J. Il s’étirait plus encore quand il lui demandait s’il était l’auteur de cette expression artistique. Adrian pouvait le prendre pour un oui. Apollo grimaçait de nouveau, un peu perdu quand il parlait d’un manque de confiance en soi. Il relevait nonchalamment une épaule. C’est qu’il ne le voyait pas vraiment comme ça le photographe amateur. S'il avait su comment Adrian avait fait rapidement le lien entre ses photos et sa personnalité, il aurait carrément posé un genoux à terre pour le demander en mariage. C’est vrai qu’il s’ignorait en tant qu’artiste, à part pour le violoncelle ; l’art qu’on avait toujours mis en avant chez lui, laissant dans l’ombre le dessin et surtout la photo.

L’homme lui tendait une carte qu’il attrapait par automatisme, se concentrant pour le regarder dans les yeux quand il décidait enfin de se présenter. C’était juste pour imprimer un nom sur un visage. Il restait muet, chose rare chez A.-J., le regardant de ses grands yeux clairs. Puis sans crier gare, le beau blond s’en allait. Apollo refit le suricate, un peu sur le cul. « Mais ho ! On n’a pas fini ! » Avait-il dit, mais Adrian s’éloignait toujours, parlant vaguement d’une expo pour jeune talent. Alors ça, ça lui passait carrément au-dessus de la tête à ce petit pique-assiette. « Ça n'a même pas commencé... » grommela t-il. Il jetait la carte de visite d’Adrian par-dessus son épaule. « Heeeey ! » Bêlait-il en lui emboitant le pas. « Mais attends ! » Continuait-il, mais voilà qu’il bifurquait sur la gauche et disparu de son champs de vision.

Il le retrouvait devant la cage des félins. A.-J. restait en retrait pour l'observer. Il fut un peu sur le cul en voyant la bête s’approcher et se laisser caliner. Il n’y croyait pas. Apollo devait se rapprocher pour en avoir le coeur net. A croire qu’il savait que j'étais là — ou serait là — pourtant je m’étais fait discret... Enfin, quand j'ai enfin arrêté de brailler.

L'homme lui parlait alors qu’il lui restait encore un pas à faire pour être à côté de lui. Son attention était porté sur l’animal, subjugué. Il tournait la tête pour le regarder un peu admiratif et soucieux à la fois. Enfin pas longtemps. Il levait les yeux au ciel quand Adrian eut fini de faire de la philosophie. « Hm, pas le Glouton… Il en a rien à battre, il fonce tête baissée, peu importe son sort. Et le requin blanc, alors lui ! Je suis même pas sûr qu’il ait un cerveau, il doit juste dire manger, manger, manger, manger, … Et il sait qu’il est trop balèse. » lui dit-il avant d’esquisser un bref sourire moqueur. « Et je dirais pas que je manque de confiance en moi, juste que c’était plus drôle de savoir ce que t’en pensais comme ça… Sauf que j’ai rien compris à ce que t’as dis, enfin… Ça me parle pas tes trucs. T’es trop pro et chiant avec tes commentaires d’artiste contemporain, ta coupe de champagne.à la main… Tu vois le tableau ? » Débitait-il seulement ce qui lui passait par la tête. « Enfin, moi perso je m’en moque, juste que des fois, c’est plus simple de parler avec ce que ça te fait… ressentir... ce que tu kiffe dans la photo, genre les popcorns au milieu des tickets d’entrée piétiné dans l’herbe ? Tu vois ? » fit-il avant de rajouter plus bas. « Bon, en vrai j'ai surtout pas vraiment écouté. » Trop occupé à regarder ton cul... Et tes mains.

Il fit une pause pour prendre une grande inspiration, s’appuyant contre la cage du lion, ce qui fit réagir ce dernier et Apollo eut vite fait de faire un bond sur le côté, car la bête se jetait contre les barreaux. « Connard ! » avait-il jappé à l’animal. « Soit, sinon ce que je voulais te dire à la base, en te courant après, tu sais… Lorsque je m’égosillais et que tu m’ignorais royalement, tu te rappelles ? Tu sais, le bruit de fond… Non, ce n’était pas le crieur public ! C’était moi… » dit-il en faisait une moue, faussement blessé et triste d’avoir été ainsi ignoré. Il reprit un visage plus sérieux et son rictus mutin. « Bref, j’en ai d’autre chez moi si mes photos t’intéresse, mais c’est un autre genre. Quoique, je dois en avoir de la rue, mais… C’est des portraits. » continuait-il son discours un peu décousu. « Tu veux les voir ? » Lui demandait-il avec un petit sourire.

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Adrian A. Sykes
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Adrian A. Sykes
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Mar 18 Déc - 12:58



Le cirque est un bout de monde (...)
Appo  & Adrian

Je relevais un sourcil en l'entendant protester n'apportant pas plus de crédit que cela à ses bêlements insupportables. Je ne savais plus vraiment ce qu'il racontait laissant ce garçon s'exprimer comme on laisserait une radio ou une télévision en fond sonore. C'était désagréable mais bon j'avais quelque chose d'intéressant sous la main je faisais l'immense effort de ne pas m'attacher sur les parties hautement insupportables de cet artiste en herbe. J'avais été tellement distrait et enfermé dans ma bulle de réflexion que j'avais tourné les talons sans crier garde. Habitué d'être suivi dans mes déplacements comme une traîne le serait à une robe de mariée royale, je me déplaçait sans me préoccuper du fait que mon interlocuteur tentait de converser avec moi. Oubliant totalement la présence du grand garçon sec je me demandais bien comment mettre ces clichés en valeur. J'avais déjà déniché une jeune dessinatrice absolument virtuose le mois dernier. Une expatriée cubaine qui savait dessiner des portraits avec des détails et une précision absolument bluffante. Jeune étudiante en art et serveuse à mi temps elle avait immédiatement accepté ma proposition d'exposition. Mais cet espèce d'énergumène venu de je ne sais trop où était plus difficile à récupérer. Mais j'obtiens toujours ce que je veux, ceci est une simple histoire de patience. Quand il aura enfin compris ce qu'il peut y gagner j'imagine que ses paroles changeront. Dans le cas contraire ce sera un cas désespérant.

Alors que je laissais mon esprit me focaliser sur le gros félin royal. Le Grand Prince et le Grand Roi supposé du royaume animal. Splendide. Comme prévu le garçon m'avait suivi jusqu'ici. Bien que ses paroles soient sans doute vraie d'une manière purement pratique je trouvais son discours maladroit et non structuré. Comme ses photographies. Comme tu sembles l'avoir compris je passe plus de temps avec des lions qu'avec des petits rongeurs. Je prends d'ailleurs plus de plaisir à dominer ces majestueux animaux qu'à vouloir dompter une bestiole aussi insignifiante qu'un glouton. En revanche comme tu peux le constater le Roi semble apprécier la compagnie de sujets divers et variés. Une cours qu'il choisit cependant avec parcimonie. Résultat d'une magnifique sélection faite de ses griffes d'or. il était certain qu'il n'allait pas comprendre le double sens de ce discours aussi subtile que très bien amené. Le roi en l'occurrence était ma personne, les sujets mes fidèles démons. Quant aux misérables rongeurs je laissais facilement comprendre que cela représentait tout ceux qui ne gagnait pas grâce à mes yeux. Oui je rêvais encore et toujours de cette grandeur de pouvoir qui serait un jour mien. Ma place était sur ce trône et la couronne sur le sommet de ma tête. Je te pardonne. Tu ne sais pas a qui tu as l'honneur de parler. Fait honneur à tes dons. La grâce après tout n'est pas offerte à tous.

Je regardais ensuite le lion se jeter contre le garçon. Un très léger sourire avait enfin réussit à étirer mes lèvres si passivement stoïques. D'un simple claquement de doigts, la bête furieuse et sauvage était retournée dans le coin opposé de la cage. A sa place donc. Il était l'interprétation même de la soumission par la peur. Un délice que je savourais chaque instant qu'il m'était d'ailleurs possible de le faire. Si le jeune homme avait été quelque peu observateur il aurait pu apercevoir durant quelques secondes mes pupilles virer au jaune. Sombrement démoniaque et aucunement humain. Au grand malheur de mes oreilles j'ai tout entendu oui. D'autres clichés ? Je veux voir. ce n'était ni une question ni une proposition mais un ordre nullement dissimulé. Je ne savais de toute façon pas vraiment demander les choses subtilement. Je repris alors ma route sans crier garde. Je supposais que son lieu d'habitation était ni à proximité des lions ni à côté des commodités publiques. Il me suivra. J'avais repéré dans le fond du terrain une zone privée interdite aux visiteurs. C'était sûrement ici, en lisière de forêt. D'ailleurs en parlant de forêt, cette mélodie semblait hanter ces arbres centenaires. Je plissais les yeux, écoutant chacune des notes que je pouvais percevoir depuis mon endroit, en omettant les bruits incessants des enfants et ceux des applaudissements. Je me permis donc une question après m'être arrêté brutalement sur le chemin terreux. Doit-on suivre la musique pour trouver ton habitation ou l'ambiance festive et … joyeuse de ce lieu perturbe mes sens? d'autant plus que cette zone sentait la magie. Cette protection...ce voile d'illusion que je voulais griffer … soulever. Seulement les protections angéliques n'étaient pas présentes. J'espérais simplement que les démons pouvaient eux entrer. Je tiens vraiment à voir ces photographies et aussi accessoirement savoir quel freak show traîne aux abords du Mississippi.

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Apollo-Jules Moreau
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Jeu 20 Déc - 0:08

Message Man - Twenty Øne Pilots

Apollo écoutait attentivement, mais il ne pigeait que dalle. Il n’avait pas forcément envie de comprendre, il s’en moquait un peu. Puis qu’il était peut-être trop idiot pour comprendre. Mais surtout stone. Il avait un petit sourire, adorable, juste de politesse, automatique. Il était plutôt souriant comme jeune homme après… Heeeey, mais elle va jamais se finir son histoire ? Vite, avant que j’oublie que j’ai t’être moyen de le trainer chez moi ce beau morceau que v’la ! « Oh ? Toi aussi tu domptes des lions ? » Avait-il demandé sincèrement… ignare. Il avait prit quelques mots et informations qui lui paraissaient utiles dans son discours, il n'avait pas forcément tout suivi. « Non ? Y’avais tellement de mot pour pas grand chose… » soupirait-il. Il écarquilla les yeux un moment avec une certaine condescendance. Il en rajoutait le blond en plus et A.-J. le fixait avec perplexité. « C’était pas un peu méchant ce que t’as dis sur la fin ? Enfin… En vrai je m’en moque… Tu sais sinon… » commençait-il avant de se faire attaquer par le lion.

Il eut un bon réflexe, plutôt rapide. Il savait se méfier des bêtes. Il s’était fait maltraité par une chèvre toute son enfance. Adrian le remit à sa place. L’animal, pas moi ! Pour une fois… Mais j’aime bien, avec sa gueule, ça rend ça sexy… Et comme il ne se lassait pas de le regarder, il eut un doute de ce qu’il aperçu. Il ne pouvait pas vraiment se faire confiance avec tout ce qu’il consommait comme alcool ou drogue. Sans parler de ses antécédents psychotiques dans la famille. Et que ma mère a bu durant ma grossesse. Papa dit que c’est dingue que je sois sorti aussi mignon et ma mère affirme que c’est bien grâce à l’alcool qu’elle a réussi à s’enfiler que je suis aussi canon. Aaah… Maman. Je t’aime toi. Il portait son attention sur l’animal, les lèvres pincées se disant que c’était peut-être pas les drogues, car sinon ce lion était lui aussi stone. Deux à avoir senti un truc, c’est pas vraiment un hasard. Mais… Il s’en moquait, il s’inquiétait pas plus que ça.

Il lui proposait de venir voir d’autre photo chez lui. Il ne mentait pas, il en avait mais s’il voulait l’amener à son appartement ce n’était pas vraiment pour qu’il admire ses photos. Après, si ça lui fait plaisir, grand bien lui fasse… Moi je serais toujours plus proches d’un lit, d’un canapé ou d’un parquet… Un peu de classe vu le gars, on va pas faire ça dans la nature ou les chiottes d’un bar. Adrian voulait les voir. Apollo sourit jusqu’aux oreilles et hochait la tête. Et l’autre qui se barre encore… En plus, ce qui l'embêtait et le fatiguait, c'est qu'il avait toujours un temps de réaction très... lent.

Il arrivait rapidement à sa hauteur. « Une chance que tu te déplaces pas en courant… » lui fit-il la réflexion sur un ton guilleret et un sourire dégoulinant de sarcasme. Le démon lui parlait alors de la musique qu’il entendait. Ses paroles étaient encore étranges. Apollo avait penché la tête, aussi intrigué qu’un animal face à un autre, et tendait l’oreille. Il trouvait ça marrant sa façon de parler. « Tu sais que quand tu parles on dirait que tu récites la Divine Comédie ou du Shakespeare… » lui dit-il avec un petit rire moqueur, mais rien de méchant. « Ça a son charme… » Il s’était laissé porté un instant par le son du violon et attrapait le bras d’Adrian pour qu’il arrête de s’approcher, envouté par la mélodie. Tout droit sur mon petit ange… « C’est joli hein… Tu devrais vraiment aller faire un tour sous le chapiteau un jour. Les vrais artistes sont là-bas. » Il le lâchait et prit une autre direction, lui faisant signe de le suivre. « Officiellement, je vis en ville. T’façon, ce n’est pas pour les visiteur par là… » dit-il en s’éloignant. « T’as une caisse ou … Tu paies un taxi ? Sinon, faut marcher jusqu’à la ville et prendre un tramway, à moins qu’on attende le bus mais ça risque d’être long. Il n’est là que dans une demi-heure… » dit-il en regardant l’heure sur son téléphone dont il manquait des bout à la vitre de l’écran.

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Adrian A. Sykes
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Ven 21 Déc - 20:30



Le cirque est un bout de monde (...)
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Cet endroit n'était pas exceptionnel. Est-ce que j'étais déçu ? Peut on vraiment être déçu lorsque l'on attendait rien de particulier ? Mon regard perdu sur cette cage et sur ce fauve recroquevillé dans un coin comme si je lui avais infligé une punition cruelle et sans retour. Je me délectais de le voir retourner à sa place qu'était la sienne. Un sourire vint enfin animer un peu mon expression faciale quelque peu froide depuis mon arrivée ici. Méchant ? Quelle âme innocente. Je suis le mal en personne, l'un des sept premiers démons après Lilith à fouler la terre. Une âme corrompue et morte depuis sa création. Méchant ? Ce que j'ai dit serait méchant ? .. Même ce terme simpliste est beaucoup trop doux pour me qualifier. Les apparences sont bien souvent les pires des ennemis. Mais soit. Tu ne dois probablement pas comprendre à quoi je fais allusion et c'est très bien ainsi. il n'avait pas à savoir mes sombres projets ni même savoir qui j'étais ici et maintenant. Nous deux n’avions pas le loisir d'évoluer dans la même sphère. J'étais au sommet de la pyramide, sa place devait se situer quelque part aux alentours de la base. Au même niveau que ce lion devenu plus sage. Les insectes nous les reconnaissons à cela. Nombreux. Bruyants et sans intérêts majeurs mais leur brève utilité sert à faire fonctionner le système entier. Les éradiquer ainsi serait une bien belle erreur que je ne me permettrais pas.

Il avait par la suite réussit à suivre mes pas quelques peu hésitants et intrigués. Mon regard fixait cette pancarte en bois suspendue à un large piquet de bois stipulant clairement que ce passage là était interdit aux visiteurs. J'enverrais des démons espionner ici, certaines démones sont excessivement douées pour charmer les individus. Je ressentais beaucoup de palpitations à vouloir passer ce portail de bois et par extension cette barrière magique que je ressentais au plus profond de mes entrailles. Shakespeare dis-tu ? … Loin de moi est l'envie de ressembler à cet homme. Génie émérite de l'art dramatique et théâtrale il n'en restait pas moins qu'un homme insupportable dénué de bon sens quand nous venions à partager quelques coutumes d'époque. Brillant dans son art absurde dans le reste. Je reconnaissais sa facilité à jongler avec les mots les sens et les pensées philosophiques mais en dehors de cela il était absolument infecte et infréquentable. J'avais osé préféré la finesse des Lumières de nos bons vieux ennemis Français aux fantasques idéalistes et penseurs britanniques. Question de goût. Alors que je tentais quand même de passer outre cette interdiction je sentais son bras se refermer sur le mien. Une moue de stupeur se figea sur mon visage. Comment ose t-il? Je vois. Le message est plutôt clair je te remercie. Les vrais artistes ? Ce sera à moi d'en juger.

Secouant l'épaule vivement je lui signifiait qu'il était préférable pour lui de libérer son étreinte mal venue sur ma personne. Un taxi? Crois tu vraiment que je suis venu en louant les services d’une tierce personne inconnue ? Tss … Je lui fis signe de me suivre avant de me rendre en direction du parking. Plus précisément à hauteur d'une sublime berline noire si luxueuse qu'aucun visiteur ne s'était risqué de se garer à côté. Des vitres teintées et évidemment une carrosserie entièrement blindée. Un bijou qui rendrait certain riches hommes bien jaloux. Surtout un que je connais bien et qui rêve de posséder le monde. Mon monde. Ô cher frère…   Les mains sur les genoux tu ne touche à rien. Et essuie tes chaussures.Donnes moi ton adresse. dis-je en déverrouillant la voiture avant de m'installer au volant. Je préparais ensuite la destination voulue sur le GPS de mon tableau de bord. En un tour de clé un féroce rugissement sorti du capot. Et en moins de temps qu'il ne fallut pour dire ouf nous quittons le parking. Je vérifiais qu'il respectait les règles émises avant son installation. Le cuir haut de gamme qui recouvrait tout l'habitacle était trop précieux pour être éraflé. De mon côté j'active la radio. Bach .. un bon ami à moi … que de belles années en sa compagnie, sa musique éveillait en moi des souvenirs si agréables qu'un sourire sincère se dessinait peu à peu sur mon visage.

Ps : La voiture < Click

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Apollo-Jules Moreau
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Sam 22 Déc - 3:05

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Et voilà, après le Roi des Animaux, il était parti sur Shakespaare en parlant comme s’il était dans une pièce de théâtre ancienne… Il parle de Shakespeare comme si c’était son pote en plus… Franchement… « Je sais pas ce que tu prends toi, mais ça à l’air d’être du lourd…. » ne put-il s’empêché de lui faire la remarque, levant un haut sourcil, avant de sourire. Il l’embêtait. Apollo pouvait être naïf, mais il sentait qu’il y avait un truc qui cloquait avec celui-là. Il aurait du avoir peur, surtout vu la réaction du lion… Mais non, au contraire, il était curieux. Là-dessus, il était plutôt naïf, mais surtout inconscient.

Il l’avait attrapé, pour qu’il s’arrête d’approcher et trace son chemin porter par la mélodie du violon. Il protégeait son Monde de Narnia instinctivement. Ce n’était pas forcément menaçant même plutôt naturel, surtout quand on le voit, avec ses sourires charmeurs et son regard malicieux. On ne la faisait pas à Adrian. Il comprit que son exploration s’arrêtait là. Apollo le relançait sur l’idée d’aller faire un tour voir le spectacle. Il y tenait, car lui appréciait grandement ce qu’ils faisaient dans ce cirque. Chaque artiste avait sa place et son admiration. Ils méritaient d’être connu pour leur talent et non-jugé quand il allait faire leur course avec leur attitude un peu à part, leur extravagance et plutôt isolés. En plus, il avait largement les moyens de se le permettre. Une place de plus de vendu, c’est toujours ça dans les caisses.

Pour les photos, c’était chez lui que ça se passait et son appartement se trouvait en ville. Apollo le questionnait sur leur moyen de locomotion. Du moins s’il existait. Il en rata pas une pour me rappeler à quel point il pue l’argent — et le sexe – et bla bla bla… Je me fais pas servir.« Enfin, moi je pense que si t’étais si important, on te conduirait dans une super caisse… Après, je trouve ça sexy de t’imaginer au conduire une belle caisse. Vu ton allure… C’est au moins un petit coupé-sport. » avait-il continué de penser, mais tout haut. Ce n’est pas vraiment que ça lui avait échappé, mais ça avait tellement de poids sous son crâne qu’il fallait qu’il s’en déleste.

Il le suivait alors d’un pas plutôt joyeux bien content de ramener un homme si charmant chez lui. Bon, ce n’était pas fait du tout, mais rien que de profiter un peu de sa simple présence, c’était plaisant. Surtout que il lui faisait des compliments sur ses photos. Du moins, il imaginait. Il est rigolo en plus… Il ouvrit un peu la bouche, stupéfait. « C’est la batmobile… » dit-il en se payant un peu la tête du démon. Mais c’est quoi cette voiture de riche arrogant. Il ne pouvait pas avoir autre chose qu’un truc aussi massif et qui en jette. A.-J. eut les traits tirés d’agacement un très bref instant. Il lui parlait comme si c’était un gamin et depuis tout petit, j’ai jamais supporté ça ! Mais oui, j’en conviens, je suis un vrai gamin. « Continue et je lèche le volant ! » Répondit-il dans un premier temps avec l’insolence d’un adolescent, puis reprit plus calmement, plus le même. « Est-ce que tu veux que je le fasse dans cet ordre précisément ? » Avait-il malgré tout conservé son insolence. Ah, avec le sourire forcé qui allait avec.

Il entrait dans la voiture et il claqua la porte avec le plus de force possible. Juste pour le provoquer, mais après, il se tint tranquille. Il avait peut-être une main qui se baladait sur le cuir des sièges ou le revêtement intérieur des portes. Il était si doux et agréables. C’était donc ça du cuir de qualité. Mazette… Je me demande si son cul est aussi doux. Son adresse donnait pas forcément dans un très bon quartier, mais ça pouvait encore passer. Son coin était tranquille. Les carré d’habitation à même pas quelques rues craignaient déjà un peu plus, mais c’était par là qu’il avait grandit. Son père et sa grand-mère s’y trouvait toujours.

Il avait regardé la voiture, puis le paysage ne pouvant nier que c’était quand même beaucoup plus confortable et agréable que son vieux pick-up, puis bien sûr son attention se porta rapidement sur Adrian. Il avait l’air d’être un autre avec la musique. Il s’imaginait simplement qu’il était touché comme lui-même pouvait l’être. Il le trouvait encore plus attrayant. « Tourne là… et arrête toi devant le portail. Je vais te faire entrer… Mieux vaut pas la laisser dans la rue ta caisse. » lui dit-il en s’approchant de son quartier. Il était dans une petite résidence d’appart qui possédait une cour pavée commune. Il sortit du véhicule pour lui ouvrir le portail. Il y avait des scooters et moto assez nombreuse, une voiture de classe moyenne et une épave. Son pick-up.

A.-J. fermait le portail et trottinait jusqu’à la voiture. Il ouvrit la portière à Adrian avant de l’inviter à sortir avec une petite révérence. Il tentait de le séduire en lustrant… son égo. L’endroit était plutôt coloré et des plantes à tout les balcon, même dans la cour, grimpant le long des fines colonnes et rembarre sur les trois étages. Les couloirs qui donnait sur les appartements étaient ouverts sur la cour. Ce n’était pas grand et n’avait l’air de rien, mais ça lui suffisait. Apollo habitait au dernier étage.
 
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Adrian A. Sykes
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Lun 24 Déc - 12:21



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Je le laissais découvrir mon véhicule tout en relevant un léger sourcil à sa remarque. La référence à la voiture de la pop culture réussit à me faire sourire légèrement. I'm barman … ? Non définitivement. La seule chose que j'avais en commun avec ce personnage était sûrement son compte en banque mais le reste non. Sauver la veuve et l'orphelin, par pitié. Une fois celle ci déverrouillée je lançais un regard profondément noir à l'humain. Sa remarque n'était définitivement pas passée. Mes efforts monstrueux pour être poli et agréables commençaient à finement s'écailler. Si tu tiens à garder ta langue accrochée au reste de ton corps prends soin de ne pas faire ce genre de remarque. J'ai la torture aussi facile que la fragilité de ma patience. et cette petite comparaison voulait absolument tout dire quant à mon degré de tolérance. Je laissais mon passager indiquer son adresse, une fois celle ci mise je fis ronfler le moteur. Un vrai monstre de route Dans cet ordre. Précisément. ajoutais-je froidement avant de quitter l'enceinte du parking. Je n'aimais pas la terre et la poussière, faudra que je la fasse laver. Rien que cette idée était irritante. Sans toucher la radio je fis légèrement pivoter le bouton du volume par la pensée, la musique allait certainement m'aider à me détendre un peu. Par tous les démons .. qu'il est stressant. Je préférais de loin les compagnies hautement bien placées pour des raisons maintenant bien évidentes. Je lui avais épargné une remarque vive sur la manière dont il avait refermé la porte cependant mon regard n'avait pas trompé. Ce bijou est plus précieux que toi essaie d'en avoir conscience. Déprimant. Consternant. Et ce gamin avait du talent. Enfin un quelque chose exploitable.

Je regardais par moments la flèche rouge de mon GPS pour être certain que je suivais la bonne route. Les beaux quartiers somptueux et riches étaient à l'opposé d'où nous allions. C'était évident certes mais je n'ai que très rarement mis les pieds dans un quartier populaire. Un frisson d'inconfort vint hérisser mes poils. Ce qui était certain c'est que les habitants de ces zones résidentielles n'avaient pas l'habitude de voir une voiture pareille se déplacer jusqu'ici. Ce félin automobile pourrait faire frémir les plus téméraires d'entre eux j'en étais certain. Très bien. Il vaut mieux pour personne qu'une petite griffure ne lui soit faite. je le laissais descendre le temps qu'il ouvre la porte. Extrêmement modeste mais au moins il y avait une cours, je pouvais difficilement demander mieux ici. Je coupais alors le moteur avant de relever un sourcil en le voyant ouvrir ma porte. Oh … aurait-il des connaissances en savoir vivre finalement? Intéressant. Soit précautionneux avec la portière ce coup ci. dis-je en m'extirpant de mon siège  de cuir sans un bref remerciement. Un Prince se devait de toute manière être traité comme tel quelques soit les conditions. Je remettais mon costume correctement, ajustant les manches et le col. Un réflexe que j'avais dès que je risquais des plis disgracieux. La tête haute et fier je me pris étrangement au jeu de l'observation de ce terrain de jeu extrêmement coloré et inhabituel pour moi. C'était étrange mais pas non plus hideux.

Coloré. J'imagine que cela à son charme. Je suis habitué à des teintes plus .. neutres. Mais bon les couleurs font parties de la vie d'artiste. Soit. Fais moi visiter. je relevais un sourcil en emboîtant le pas lentement me laissant le temps d'assimiler les subtilités de ce lieu bien qu’à la limite du précaire pour moi. Un miaulement vif et quelque peu agressif attira mon attention. Je hais les animaux. Une rapide provocation visuelle entre moi et le félin eu lieu jusqu'à ce que ce dernier ne décide de bondir en bout de barrière de bois pour s’échapper vers le jardin voisin. Un bref soupir d’exaspération  quitta mes lèvres. J'espère que mon déplacement vaudra le coup. Je déteste perdre mon temps. pourtant le temps n'était pas une constante dont je me souciais vraiment. Après avoir dépassé mon premier millénaire je dois avouer ne plus avoir compté les années. Tâche fastidieuse et hautement inutile. Je me laissais ensuite guider dans cette habitation quelque peu bruyante à cause probablement des voisins. Mes pas suivaient ceux de mon guide, bien que mon attention fut attirée quelques instants sur un homme au second palier qui visiblement avait eu une nuit très courte. L'odeur nauséabonde qui émanait de sa veste me laissais grimacer de dégoût. Comment peut-on vivre ici? J'épargne une fois encore une remarque désagréable. Qu'on me félicite. C'est approximativement la dixième fois en une demie heure.

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Apollo-Jules Moreau
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Mer 26 Déc - 2:49

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Adrian le menaçait très sérieusement de lui arracher la langue, mais ça Apollo ne le soupçonnait pas. Il n’en savait pas tant que ça sur Adrian et autant les indices jusqu’à maintenant devaient envoyer des alerte sous le crâne de jeune brun, ce n'était pas assez encore. Tout ce qu’Adrian réussit à faire, c’est encore une fois de faire rire Apollo. Il le trouvait toujours plus amusant. Enfin, cela dépendait quand, car une fois arrivé et sortis de la voiture, le jeune artiste avant juste envie de se barrer et l’abandonner ici, seul avec son égo. Il avait l’air de bien lui suffire comme compagnie jusqu’à maintenant.

« Tu sais des fois, tu devrais tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. Rien que de me le dire, j’ai juste envie de la claquer encore plus fort que tout à l’heure. Mais je tiens à te montrer que je ne suis pas complètement immature, donc je ne vais pas le faire. » dit-il avec un sourire ironique et il claqua sèchement la porte de la portière, le défiant du regard avec une insolence. Il n’attendait qu’une chose, une claque. Enfin, il fallait croire.

Il finit par le dépasser pour le guider, passant sous les premiers balcons pour atteindre les escaliers et atteindre le dernier étage. Il n’y en avait que trois, mais les rangées d’appartement étaient très longues. Les commentaire d’Adrian n’en finissait pas sur le décor, l’allure de l’immeuble. Apollo s’arrêtait un moment dans les marches, grimaçant comme s’il avait été insulté. « Mais c’est quoi ces clichés ?! » Finit-il par aboyer, même si c’est bien parce que c’était plein de couleur et joli à regarder qu’il avait prit l’appartement ici, son âme d’artiste avait été charmé. Apollo vit le chat et lui fit signe d’approcher, mais l’animal était trop occupé à fixer Adrian, ou plutôt le surveiller. Il préférait subitement partir loin de la créature qui suivait Apollo comme une ombre menaçante. « Il est con ce chat ... ? » Parlait-il à lui même, ne comprenant pas sa réaction. « Ah, quand j’ai de la bouffe, c’est le premier à venir, mais sinon hein… » commençait-il à râler. Dernier étage, il se dirigeait vers son appartement, cherchant ses clés au fond de ses poches.

Ils croisèrent un voisin qui sentait bon le petit verre du réveil. Réveil au beau milieu de l’après-midi précision le. Il les observait de l'étage du dessous, appuyé à la rembarre. Apollo le saluait chaleureusement, de son petit sourire. « Tu les ramènes chez toi maintenant ?! » grogna l’homme et A.-J. porta seulement un doigt à sa bouche pour lui signifier de se faire, un petit sourire malicieux aux coins des lèvres. « C’est pas pour ça. Il vient voir mes photos… » dit-il en levant les mains comme s’il ne comprenait pas. L’homme se secouait dans un grognement. Il a souvent été victime des peek-a-boo d’Apollo et son polaroid. « M’enfin, je vais peut-être lui montrer mon grand art… La douce mélodie de ma voix... » rajoutait-il. L’homme se secouait de nouveau, mais de dégoût. Il lui fit signe qu'il ne voulait pas savoir et de déguerpir.

Apollo ricana. Il n’aspirait pas confiance, ni même la chaleur, mais c’était un brave homme. Un retraité de la guerre qui était tombé dans l’alcool. Les relations d’Apollo avait tendance à le mettre mal à l’aise surtout avec les hommes. "Ah il ne comprends rien à l'art..." dit-il, comme sincèrement dépité par le manque de sensibilité de l'homme. A.-J. marchait d’un pas léger jusqu’à sa porte, tournait la clés et l’ouvrit en s'aidant d'un coup d'épaule bien ferme pour décoincée la porte. Il laissait Adrian y entrer le premier. « Bienvenue dans mon humble demeure... » tonnait-il en fermant la porte en rassemblant quelques vêtements qui trainaient. L’appartement donnait directement sur le séjour où reignait un certain bazar pour un homme comme Adrian sûrement, mais c’était son bordel organisé. Il passait pas tant de temps que ça chez lui, pas assez longtemps pour vraiment prendre le temps de ranger. Cela lui arrivait mais là… Il ne pensait pas accueillir quelqu’un chez lui en ce moment. Il restait de la nourriture de deux jours sur la table et un jus de fruit, à en voir la couleur et le dépôt autour du verre, il devait être là depuis plus longtemps.

Il jeta le tas de fringue sur un autre dans le couloir menant à sa chambre, non loin de la porte de la salle d’eau. « Tu veux boire quelque chose ? J'ai de la bière, de la vodka et du rhum bon marché qui fait plus mal au crâne que du bien, mais il décrasse plutôt bien les chiottes. Et les plaies...» lui demandait-il s’enfonçant dans la salle principale, contournant alors un mur pour atteindre la cuisine ouverte sur le salon. Le mur qu’il contournait avait ses fameuses photos d’un autre genre. Celle des gens qu’il s’était amusé à effrayer ou surprendre et figé leur expression de peur sur l’instant. Les visages qui se figent, se déforment, se crispent. C’était magique. Un peu comme au crique, elles étaient collées au hasard, rassemblées comme si on les avait jeté sur le mur. Dans un autre coin de la pièce, on put subitement entendre le canari de jeune-homme qui piailla dans sa cage. A côté, il y avait un pupitre et une chaise, et le violoncelle dans son étui, debout, la place proche d’une porte fenêtre qui donnait sur un petit balcon.
 
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Dim 30 Déc - 15:59



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Il n'avait pas compris. Ou il ne souhait pas le faire, je ne savais pas vraiment quelle option était la plus viable des deux. Je n'avais pas dit que je n'aimais pas cette décoration simplement que celle ci était bien différente de ce que j'avais l'habitude de côtoyer au quotidien. Mais bon, passons sinon je risque de passer ma journée sur des détails sans importance. Je le laissais me guider à travers les étages, observant distraitement ce qui se passait autour de nous. Je ne comprenais pas vraiment ce que ce type boursouflé racontait mais bon ce n'est pas grave. Cet environnement était bien étrange, comment est-ce possible de vivre la dedans. Enfin bref passons je ne comptais pas y passer le reste de la nuit non plus. Je ne sais pas ce que tu as prévu de faire mais il est hors de question que je passe le reste de ma journée ici. Je n'avais rien contre le fait de regarder un film mais pas avec lui et pas dans cet immeuble. C'était en simple et bon professionnel que je me plaçais ce coup ci. À force de regarder autour j'avais fini par percuter doucement l'humain qui s'était arrêté devant une porte. Ha … voilà donc l'antre de l'artiste. Quelque chose me dit que je ne serais pas noyé sous les rangements impeccables et la propreté éblouissante de carrelages miroitants. Une fois cette porte de bois un peu récalcitrante ouverte je le suivais dans son habitation. …. J'espère que tu es organisé pour certaines choses. Ce serait dommage d’exposer des photos au fromage avec sauce paprika. avais-je dit avec un sourire sans arrière pensée mauvaise pour une fois que j'essayais un peu d'humour humain.

Je le laissais débarrasser les vêtements et les je ne sais quoi je ne sais où. Mon regard avait été aimanté sur un pan de mur sur lequel des visages et des lieux urbains ou perdus dans la ville proche. Les mots du jeune homme venaient de passer en second plan, comme une ritournelle sur une vieille radio. Un son perdu loin des songes de l'actuel présent. Oui …. Je veux bien. Vodka. était la seule chose que j'étais persuadé d'avoir entendu et compris dans sa phrase. Je laissais mes doigts glisser le long de ces polaroids suspendus, regardant les instants saisis avec une étrange fascination. Oh pas la même que celle des peintures de la riche italienne lors de l'exposition, toujours pas celle de ce merveilleux sculpteur cubain qui tenait la meilleure place dans l'entrée. Une fascination autre mais tout aussi intense et mêlée de questionnements. Qui étaient ces gens? Quelle était leur vie ? Sont-ils tous des humains ? Tant de questions qui filaient sous mon pouce expert. Et ces lieux. Étaient-ils tous des tableaux vivants de cette ville ou d'autres pays faisaient le contraste? Je doutais qu'il voyage, déjà que le son appartement était un capharnaüm sans nom il ne pouvait sûrement pas se payer de longs voyages artistique en vivant dans ce quartier très populaire. Hey … hum … c'est le quartier français ça non? .. Qui est-ce ? … je n'avais même pas remarqué que les photos voltigeaient avec légèreté autour de moi. En suspension dans l'espace au même titre que les images elles étaient figées dans le temps.

Je ne quittais pas ces clichés du regard avant de finalement tourner les talons dans sa direction. La main plate je laissais les photographies s'empiler sur ma paume comme le ferait un accordéon de papier. Je te propose $20 par cliché sélectionné. Une exposition de trois mois dans la salle Gamma….un pourcentage total de 3% sur les recettes totales liées à cette exposition … je ressortait la calculatrice de mon téléphone et commence à pianoter dessus tel un maestro sur son piano qui tenterait d'imiter Mozart. Je me remémore simplement les chiffres globaux de la dernière exposition de ce genre et effectue rapidement l'opération avant de déclarer avec assurance. Ce qui donnerait un total d'environ $1600 environ à une petite marge d'erreur de $400 selon les entrées. Je peux te proposer $300 d'achat immédiat sur les clichés sélectionnés. Cash. je levais enfin le sourcil vers lui avant de tourner ma calculatrice devant son nez pour preuve de mes calculs. En soit je me faisais une marge monumentale mais quel idiot refuserait de l'argent dans sa condition actuelle hein? Je finis par lui prendre le verre de vodka des mains avant de m'installer dans un fauteuil comme si ce dernier était un trône. Me dressant fièrement au fond du dossier je le regardais, attendant sa décision. Ma proposition était cependant non négociable.

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Mar 1 Jan - 3:22

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Adrian faisait tellement tâche dans l’appartement ou simplement l’environnement d’Apollo. Surtout que son appartement était illustrait assez bien sa vie et sa personnalité. Il avait vraiment l’air d’un flic ou encore d’un trafiquant de… bien des choses. Un agent du FBI, qui cherche des gens pour coincé un gros cartel. J’ai le meilleur angle de vue, c’est un tireur d’élite. Il va devoir passer la nuit ici, pour le surveiller. Oh oui…

A peine entré, il fit mine de ranger un peu, récupérer les fringues sales, mais il en oubliait la moitié, vu que rien n’était vraiment à sa place. Adrian tentait un peu d’humour. Apollo prit un peu de temps avant de relever et s’arrêtait dans son élan. Il venait de jeter son linge dans le couloir et le fixait un peu perplexe. « Aaaaah, mais c’était une blague ? » Dit-il avec un sourire presque gêné. « Pardon ! Hahaha… » rit-il plutôt convaincant. Il aimait bien rire, puis c’était mignon qu’il essayait d’être drôle. Apollo n’avait vraiment pas le même humour c’est tout ; carrément dix étages plus bas. Ils n’ont pas eu la même éducation, donc pas le même niveau d’humour.

Apollo lui proposait à boire et Adrian s’était déjà laissé happé par les photo alors que son hôte gagnait la cuisine. Il lui avait répondu tellement vaguement. Il reculait. « T’as dis quoi ? Vodka ? » mais il ne lui répondit pas. Apollo prit le temps de l’observer et secouait la tête, las. « Et mon joli petit cul, tu le veux avec ou sans glace ? ». Il n’attendit même pas la réponse pour aller s’affairer alors que Adrian se prenait pour un Maïtre des Cartes à faire voler ses photos autour de lui. Et dire qu’A.-J. Avait raté ça, il aurait adoré.

Dans la cuisine, il ouvrit son placard pour attraper deux verres qu’il claquait sur la paillasse. A côté, les bouteilles, rassemblée au même endroit, mais plus facilement à portée de main que les verres. Il ne lui restait que de la téquila et son rhum infect. « Bon bah tequilla… » Un peu de citron verre quand les verres quand même, qu’il prit soin de couper, le sortant de son frigo bien vide, juste remplies de quelques bières, du citron, et quelques tranches de jambons périmée avec une part de cheesecake qu’il n’eut pas le courage de manger hier. Putain ! Les courses… Ho, je mangerais dehors…

Il revint avec les deux verres, Adrian qui n’avait pas bougé, mais ses photos par contre… Celle de Lys ! Non !!! Il tournait vivement la tête vers Adrian et fronçait les sourcils. Il n’avait même pas entendu le début, il était trop loin et pas concentré. Puis franchement, parler expo Apollo n’y était pas du tout, ce qu’il voulait lui, c’était les bras d’Adrian contre lui. Un peu de passion, un truc vite fait fiévreux dans le salon… Il a dit qu’il avait pas la journée. J’aime bien que c’est court et intense aussi, surtout avec son corps… Enfin j’ose imaginer…rrrrrrh….

il n’eut pas le temps de boire une gorgée que le blond parlait de chiffres. Des grosses sommes. Un peu prit de court, il arrêtait son verre avant sa bouche et la première gorgée était pour son débardeur informe et beaucoup trop large pour lui. « Merde… » fit-il par réflexe. Il ne jeta même pas un oeil aux chiffres sur le téléphone de l’homme. Adrian lui prenait son verre ce qui le fit légèrement sursauté. « Non, mais attends… Ooooh, attends. Déjà t’as pris des photos, je veux que tu me les rendes ! » Commençait-il à geindre comme un gosse en suivant Adrian, rattrapant sur le chemin la gorgée qu’il avait manqué.

Apollo s’arrêtait devant l’image d’Adrian sur le fauteuil. J’ai envie de me mettre à genoux et… Il était resté un moment figé et levait un sourcil avec défit. Il avait l’air d’attendre. Oh oui, juste pour le plaisir même si je le fais pas pour de vrai, ordonne moi de te … « Quoi ? » Aboya t-il sans élégance, s’approchant finalement. Il s’assit sur l’accoudoir à côté d’Adrian. « Franchement, tu veux que je répondes quoi à tout ton bla bla bla ? Facile de balancer les chiffres, mais... ça vient après ça. Tu devrais pas flatter un chouïa l'égo et me séduire avant ? Me dire pourquoi mes photos valent tant… Ou pourquoi elles ne valent pas plus ? [/color]» Il se penchait un peu vers lui. « J’en sais rien, tu es juste un connard fini ou tu sais seulement séduire les gens avec de l’argent. C’est peut-être pas l’argent qui m’intéresse…[/color] » dit-il en faisant sa diva. « Genre je suis un vrai artiste moâ ! » Renchérit-il la voix pédante, écartant les bras, se cambrant comme pour entrée spectaculaire, démonstratif et surtout à moitié allongé sur Adrian. Il se redressait quand même. «[color=teal] Non, mais en vrai, pourquoi tu les veux ? » Demandait-il plus sérieusement et fermé avant de lui arracher les photos des mains. Pire qu’un gamin. Il posait son verre sur la table basse encombrée.

Il passait en revue les photos qu’il lui avait prit. Il récupérait celle de Lys et sa tête la plus blasée du monde. Sa meilleure photo. Elle était si représentative et symbolique. Et celle de Theo, où elle était en larme et la deuxième ou tout son visage était déformé de rage. La troisième, c’était sa main en travers de l’objectif, mais elle avait l’air d’être resté sur le mur, il ne la trouvait pas. C’est parce qu’avant de la surprendre et lui faire peur, il lui avait fait croire.à sa mort, une fausse crise d’overdose. Ouais, pas drôle, mais j’étais défoncé, je trouvais ça rigolo sur le coup. « Mais genre les photos, je les récupère ou elles seront à toi ? » dit-il en gardant le paquet de polaroid contre sa poitrine hésitant à lui laisser quoi que ce soit.

 
acidbrain — quote.Remy Donnadieu





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